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Lancée par Stan Lee (au scénario) et Jack Kirby (au dessin), la série sera reprise par de grands noms du monde des comics parmis lesquels on retiendra Chris Claremont au scénario et John Byrne au graphisme qui, dans la fin des années 70 et après un arrêt de la série, vont lui donner une nouvelle impulsion qui sera pour beaucoup au départ de son succès. Claremont sera d'ailleurs rappelé en 2000, puis en 2004 pour lui redonner un second souffle.
La bd a également donné lieu à des dessins animés dès 1992 aux US (je dirai 95 en France de mémoire), ainsi qu'à des jeux vidéo et bien sûr à des films.
Je dirais qu'au delà des aventures et des romances et outre la qualité des dessins qui variera énormément au fil du temps, la série s'est attaquée à une quantité de thèmes. On y retrouve le bien/le mal (inévitable) mais aussi la tolérance, le droit à la différence, tous deux très présents dans la série, ou encore les choix de vie, les parcours initiatiques de passage à l'âge adulte, la compétition, comment tirer le meilleur parti de ses qualités et de ses défauts pour devenir soi (ça vous rappelle quelque chose ? :) et, plus sporadiquement au gré des intrigues, la politique face aux minorités, la maltraitance, la violence conjugale, l'homosexualité, etc....
Pour ceux qui ne le sauraient pas encore, les X-men, c'est une équipe de super héros dotés de super pouvoirs suite à des mutations génétiques. Le Professeur Xavier, lui-même télépathe, est à l'origine de la création de cette équipe et de l'école pour "jeunes surdoués" destinée à servir de lieu d'accueil pour les jeunes mutants en détresse découvrant leurs pouvoirs. Car dans le monde des X-Men, les mutants sont nombreux, avec des pouvoirs disparates, d'une grande variété de forme et de puissance et tous les mutants, bons ou méchants, vont devoir s'en accomoder, qu'ils soient impressionnants (comme le pouvoir polymorphe de Mystic), marrants (tel les feux d'artifices de Jubilee), ou encore dérangeant (difficile de s'intégrer quand on a les pouvoirs du Crapaud). Et tous vont également devoir en tirer le meilleur parti possible en combat. Car combats il y aura : contre certains humains qui ne supportent pas les mutants et ont juré leur perte ou encore contre les "mauvais mutants" qui veulent user de leur supprématie contre les humains, renforçant ainsi les problèmes d'intégration.
J'y ai finalement vu le tout dernier. Bon, je sais qu'il n'y a pas de quoi pavoiser vu qu'il était sorti depuis plusieurs semaines, mais mon rythme de toiles étant au quasi point mort depuis 8 ans (faites des gosses qu'il disait...), ça tient du miracle. Et c'est d'autant plus amusant que je viens également d'acquérir par le plus grand des hasards, sur le vide grenier de mon bled, le Spécial Strange n° 33, qui parle justement de la mort de Phénix. Les connaisseurs se souviendront peut-être que dans cet épisode, c'est Cyclope, en leader responsable, qui se sent désigné pour tuer Jean le cas échéant, et non Serval qui ne se pense pas capable de tuer celle qu'il a aimé et... qui lui balance... Colossus ! Rigolo non ? (D'habitude, c'est effectivement l'inverse, c'est Colossus qui lance Serval.) De plus, dans le livre, Jean orchestre elle-même sa mort et devient d'ailleurs, au passage, le premier super héros à se suicider. Inacceptable pour les valeurs morales américaines actuelles, je présume, d'où la fin du film sans doute.
Bref, pas mal de petites différences donc, mais qui n'enlève rien à l'intérêt des films. J'ai même envie de dire au contraire ! C'était impensable, par exemple, de ne pas intégrer les personnages clés des différentes époques, malgré l'intrigue se situant en début de série et donc à priori sans certains perso, comme Kitty. De même, on gagne dans la redistribution des rôles de chacun. Ainsi Iceberg reste un adolescent, ce qui correspond parfaitement à son caractère, alors qu'en tant que membre de l'équipe d'origine, il devrait plutôt être l'un des profs. Bon, d'un autre côté, certains, comme Psyloche ou Jubilee, ont un rôle tellement effacé, qu'on a du mal à les repérer.
Halle Berry, alias Tornade, qui a joué également Catwoman en 2004 mais qui est surtout connue pour être la première femme de couleur à avoir obtenu un oscar (en 2002 pour A l'ombre de la haine),
et puis, bien sûr, Hugh Jackman dans le rôle de Logan, qui, s'il n'avait pratiquement rien fait avant X-men, a complètement décollé depuis avec, notament, Van Helsing en 2004 et pas moins de 7 films en 2006. En visionnant le premier X-men, je me souviens pourtant d'avoir été dubitative face à ce choix. On m'a rapporté qu'il aurait avoué en interview s'être approprié le personnage difficilement, l'intégrant petit à petit au fil des films. Ca correspond à ce que j'ai ressenti et me plait donc assez comme explication. | | | |