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A.B-D-K-

Liste D'articles

  • Fate Stay Night - Unlimited Blade Works
    Mais que fait LaPoof ? Voici un mois, voire plus, que je n'ai donné aucun signe de vie. C'est que je suis tombée dans un piège chronophage, quoique volontairement il faut bien l'avouer. J'ai mis le pied, les mains, les deux neurones qu'il me reste dans...
  • Aube
    暁 akatsuki, l'aube On'yomi : キョウ, ギョウ / kiu, giu Kun'yomi : あかつき / akatsuki 12 traits Niveau 7e année (collège) Radical 72 日 Ce kanji fait partie des kanjis traditionnels tolérés dans les noms et, dans ce cas, peut se lire あき[aki] ou encore あきら[akira]...
  • De la mondialisation et de ses difficultés inattendues
    Parfois, on rencontre des difficultés inattendues. Il y a deux ans je déménageais à Maurice, zone Afrique donc EMEA, ça a son importance . N'ayant pas amené avec moi la totalité de mon barda et ayant désespérément besoin d'imprimer, j'ai fini par acheter...
  • Le père ... No!
    Une toute petite BD un brin irrévérenscieuse mais de circonstance aujourd'hui avec Le père... No! Découvrez l'envers du décors ! Prenez en compte les sentiments de ce forçat de la fête organisée et plaignez-le, vraiment, le petit père ne rêve que de dire...
  • L'eau
    水 mizu, l'eau On'yomi : スイ / Sui Kun'yomi : みず / Mizu Je déroule mon fil avec aujourd'hui le kanji de l'eau, plus facile que la pluie avec ses quatre traits. Comme celui de la pluie, il fait partie des 80 kanjis à apprendre en première année de primaire...
  • Okko
    Okko est une BD d'aventure dont l'action se situe dans un Japon médiéval légèrement saupoudré de fantastique avec quelques démons et divinités plus ou moins conciliantes . L e style samouraï est repris ici sans son vernis romanesque, un peu comme dans...
  • La pluie
    雨 Ame, la pluie On'yomi : ウ / U Kun'yomi : あま / Ama ou あめ / Ame Un kanji de circonstance aujourd'hui où de brèves ondées viennent rafraîchir l'air. On le retrouve dans tout un tas de concepts mettant en cause la pluie, comme bruine, nuages de pluie, ouragan,...
  • Question de look
    Je m'exaspère moi-même. Le look de ce blog ne me convient pas. Le design qu'il avait depuis sa création ou presque a fini par me lasser. Malgré les nombreux style proposés par over-blog, rien ne me convient tout à fait. Je vais devoir mettre le nez CSS...
  • Le sourire du clown
    Une série en trois tomes finie qui met en scène la vie d'une cité, ses habitants, ses espoirs, sa violence, son amertume, ses rires, son curé, ses imams, le tout sur fond d'enquête autour d'un meurtre, celui de Groko, simple clown qui rêvait de changer...
  • Nabi
    Non, je ne vais pas vous parler du mouvement artistique éponyme, mais vous emmène faire un petit détour du côté du manhwa, le manga coréen, avec un titre au graphisme époustouflant. C'est ce dernier qui m'avait fait choisir cet ouvrage au milieu des autres...
3 décembre 2010 5 03 /12 /décembre /2010 09:49

Le Puits des âmesNon, je ne vais pas vous parler de jeux vidéo, bien que ce nom soit associé à de nombreux sorts ou quêtes dans ceux-ci.

Le puits des âmes est ici un petit roman de littérature jeunesse sur lequel je suis tombée par hasard. Le format inhabituel de sa couverture, en paysage au lieu du format portrait standard, et un titre plutôt bien trouvé étaient prometteurs.

Malheureusement, le contenu n'a pas été à la hauteur de mes attentes tant au niveau du fond qu'au niveau de la forme et si je regarde bien c'est assez étonnant.

Pourquoi ? Et bien... hmmm...

Le récit, de type fantasy, s'articule en deux parties, une quête suivie d'un récit de guerre épique. L'idée de départ est que tout ne s'arrange pas comme par magie à la fin de la quête. C'est plutôt novateur. Le personnage central fait face à des situations où le merveilleux cède le pas à l'horreur d'une guerre sans merci. Il gagne petit à petit un côté anti-héros assez marqué, glissant inexorablement du côté sombre, presque aussi implacable que ses opposants, pour finalement réaliser qu'il était manipulé par les êtres "bénéfiques" sensés l'aider, ce qui était là aussi intéressant.

Oui... Sauf que pour le coup, les quelques 500 pages n'y suffisent pas, d'autant plus que la police de caractère est assez lâche avec des interlignes importantes. Le texte n'est pas si long qu'il en a l'air et ni la quête, ni les combats, ni les caractères ne sont vraiment développés ou étoffés. Le monde n'est dépeint que dans les grandes lignes. Les rebondissements s'enchaînent comme jetés là, à la va-vite, sans liant véritable. La fin est bâclée, elle arrive comme un cheveu sur la soupe avec un revirement de dernière minute qui, loin de sauver l'oeuvre, la coule définitivement et la philosophie qui en découle... bah je dois pas avoir compris où l'auteur, Christian Léourier, voulait en venir je pense.

Dommage. Il y avait pas mal d'ingrédient pour faire un bon roman, un très bon mêmeJe suis comme qui dirait déçue d'être déçue.


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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 15:03

Juste après avoir posté dessus ici, je viens de me pencher sur plusieurs critique de cet ouvrage et manifestement, il est beaucoup décrié, sans doute autant qu'il est porté aux nues.

 

Que lui reproche-t-on exactement : des personnages trop lisses, trop stéréotypés, trop beaux, une intrigue convenue, plate dont les rebondissements sont souvent éventés, une trop grande part à l'intrigue amoureuse au détriment de l'aspect aventure, des dialogues plats et des idées distillées parfois limites...


Aurais-je raté quelque chose ? Suis-je tellement fleur bleue ? Il ne me semblait pourtant pas.

 

Hmmm. En fait, tout ceci est assez vrai, mais n'est-ce pas inhérent au public visé ? Je ne veux pas dire qu'il faut prendre les ado pour des imbéciles, mais ici, le livre s'adresse à un public vraiment jeune, à partir de 10/12 ans pour peu que le lecteur soit capable d'avaler plus de 500 pages. En conséquence, que le chemin soit balisé est plutôt attendu. En fait, j'ai visualisé ce livre en manga, dans le plus pur style shônen. L'intrigue, les personnages s'y prêtent, particulièrement Kirtash, beau, imperturbable, implacable, ambivalent... Je ne trouve pas tellement préjudiciable que l'histoire soit cousue de fil blanc. En même temps, à force de lire, je finis par ne plus être surprise par grand chose en terme d'intrigue alors si je devais m'arrêter à ça...

 

Que les idées véhiculées soient parfois limites, là encore, c'est assez vrai, mais c'est affaire de goût ou de personnalité et j'ai trouvé ici une idée forte, que je traîne personnellement depuis des années, ce qui n'est pas si courant, du coup, j'ai surtout retenu celle-là, toute surprise que j'étais...

 

En tout cas, vous voilà averti. Ce livre ne conviendra sans doute pas à un lectorat adulte exigeant. 

 

Mais j'ai découvert également une autre facette de cet ouvrage en lisant les critiques. Il a été envoyé en nombre à des blogueurs pour qu'ils en fassent la critique en ligne. Un moyen artificiel de créer le buzz autour d'une sortie. Je ne sais pas si la pratique est répandue, mais ça montre le poids d'internet et des critiques amateurs sur le marché, ou du moins l'attention qui leur est portées par les éditeurs. Le prix payé par ceux-ci pour une comm tout azimut est finalement modique et les blogueurs sont tout heureux de l'opération, même quand ils n'ont pas apprécié le bouquin. C'est toujours sympa d'être choisi et puis ils peuvent le revendre ou le refiler...

Un dédommagement minime certes, mais qu'il serait amusant de voir se généraliser. Je ne connaissais qu'un exemple de blogueuse à qui on fournissait de quoi décortiquer/causer gracieusement des produits hight-tech, comment s'appelait son site déjà ? Zut le nom m'échappe...

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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 09:24

Idhun - La résistanceEncore un livre à la présentation soignée, avec sa jaquette trouée sur une couverture argentée. Il faut croire que c'est ce qui m'attire en ce moment.


Idhun.

 

(petit extrait de conversation entre mon homme et moi)

- Qu'est-ce que c'est ?

- Idhun

- hiden ? caché ?

 

Je ne sais pas comment l'auteur, Laura Gallego Garcia, espagnole, prononce ce titre, mais ma fille première du nom et moi avons eu tendance à le prononcer "hiden", qui signifie caché en anglais (mais vous le saviez tous). Et, à bien y réfléchir, ça lui convient plutôt bien. 

 

Un monde caché, des magiciens fuyant ce monde et se terrant dans le notre, des enfants poursuivis qu'on tente désespérément de soustraire à leur assassin, une base secrète nichée dans l'entre-deux monde, des êtres fabuleux, gardiens du monde caché, qu'il faut retrouver à tout prix, des sentiments inavouables, des personnalités dont la quintescence ne sera que tardivement dévoilée... Idhun est affaire de secret.

 

C'est peut-être pour cela qu'il fait partie de ces livres qu'on a du mal à lâcher avant de les avoir finis. Il est excessivement prenant et j'attends avec impatience la sortie du deuxième tome prévue pour début janvier. 


Un roman jeunesse ? Oui certes, un bon roman, entre thriller et fantastique, pour jeunes... Et puis l'auteur a rajouté une thématique un peu tabou d'autant plus intéressante qu'elle s'adresse ici à des adolescents, un triangle amoureux à la Jules et Jim. Je me demande pour le coup si l'issue en sera aussi dramatique ou si elle osera inventer une nouvelle forme de relations... Bon c'est peu probable, mais on ne sait jamais...

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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 10:07

Coeur d'encreSi je m'étais arrêtée à l'aspect extérieur de la version que j'ai trouvé dans la librairie du coin, je n'aurais jamais acheté Coeur d'Encre. La couverture est positivement atroce, enfin selon moi en tout cas. Ce n'est pas une question de style, je le trouve plutôt adapté au contenu du roman, mais plutôt de dessin lui-même. En plus, le carton de la couverture est extrêmement fin et le tout laisse une impression de mauvaise qualité qui ne donne vraiment pas envie. Pour un ouvrage qui parle avec amour des reliures anciennes et qualifie les livres de poche de livres en pyjama, c'est complètement déplacé. A se demander si les équipes marketing ont lu le livre ou en ont même seulement entendu parlé... Enfin, heureusement que le titre rattrape un peu tout ça, sinon, jamais je n'aurais eu le plaisir de lire ce roman.


Coeur d'encre est connu pour avoir été adapté au cinéma. Le film est sorti il y a un peu moins de deux ans, en janvier 2009. Le roman quant à lui date de 2003 dans sa version d'origine. Son auteur, Cornelia Funke, est allemande. Voilà pour le contexte.

 

Il fait partie de ces romans qui parlent de livres. Tout est axé autour du livre, de la lecture et de l'imaginaire dans une sorte de mise en abîme amusante. L'auteur y cite de nombreux romans jeunesses connus et force m'est d'ailleurs de constater que ma culture n'est pas aussi étendue que je le croyais. Elle y aborde en outre quelques thématiques rigolotes et inusités : les attentes et les aspirations du lecteur face à une histoire qu'il espère forte en émotions et riche en péripéties, la volonté, les goûts et les petits plaisirs de l'auteur qui s'amuse souvent plus à créer des personnages de méchant très méchant, et bien sûr les problématiques des personnages qui, quant à eux, voudraient bien être un peu moins malmenés et aimeraient parfois pouvoir changer d'histoire. Je vous rassure, c'est assez light comme réflexions, mais c'est souvent assez jouissif.

 

Mais Coeur d'encre, d'abord et avant tout, est un roman d'aventure fantastique, urban pour ce premier tome. Les personnages de deux mondes vont s'y croiser et on retrouve ici tous les éléments du genre. La trame est plutôt bien pensée et les personnages sont intéressants, mais le tout manque un peu de rythme et on a un peu de mal à entrer dans l'histoire, ce qui est d'autant plus préjudiciable que les tomes sont épais, ce qui peut décourager. Mais ce serait dommage de s'arrêter à ça. Il fait partie pour moi des "livres saucissons", ceux que je lis au compte goutte dans mes (nombreux) moments d'attente, dans la voiture devant le collège ou l'école, chez le médecin ou assimilé, devant les cours de tennis où s'entraîne ma fille troisième du nom..., et il est, malgré tout, plutôt bien passé.

 


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19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 17:05

1001 Livres d'enfants...qu'il faut avoir lu pour grandir


Récemment, j'ai été interpellée par ce titre. Une liste d'ouvrages jeunesses, du livre de bébé à celui pour grands ados, de quoi éveiller ma curiosité !


Seulement voilà, les titres proposés sont surtout des ouvrages anglo-saxon. Vous me direz, ce n'est pas vraiment un problème s'ils ont été édités en France. Effectivement.  S'ils ont été édités en français. Or ce n'est pas le cas pour de nombreux livres présentés dans cet ouvrage et je ne vois pas vraiment l'intérêt, sauf à titre de curiosité, de présenter un livre qui ne serait pas édité en français ici, si toutefois ce guide s'adresse à des lecteurs francophones.

 

En plus, la grande majorité des titres datent d'avant les années 1970, et aucun d'entre eux n'est sorti après 2005. Ce n'est pas que je renie les oeuvres classiques, loin de là, mais j'aurais imaginé, en tout cas préféré, une proportion inversée entre les titres récents et les plus anciens. Il y a eu un boom terrible en littérature jeunesse ces dernières années, avec de magnifiques ouvrages qui ne sont ni abordés, ni même référencés, ce qui est fort dommage de mon point de vue. Et puis les "livres pour bien grandir" s'appuient pour le coup sur une vision du monde, du rôle de chacun, et notamment de la femme, qui risque d'être un tantinet désuète. Avec trois belettes à la maison, le sujet est pour moi sensible. Au passage, et c'est assez amusant pour le coup, ils ont tout de même été chercher une référence à des contes chinois (sur la quatrième de couv, c'est marqué japonais, mais à l'intérieur ce sont des contes chinois, on leur en voudra pas) datant de l'an -220 avant JC. 

 

Les livres français ou francophones sont plutôt bien représentés, comparativement aux autres nationalités, hors Angleterre / USA, même s'ils ne représentent sans doute (j'ai commencé à compter, mais j'ai pas eu le courage d'aller au bout) pas plus de 15% au total. Ceux choisis semblent surtout faire partie des grands standards qui sont sortis à l'étranger, comme Astérix, les contes de Perrault, Sans Famille... Quoique, 35Kg d'espoir, j'ai des doutes... C'est d'ailleurs un livre sympa, je ne dis pas, mais, au vue des autres titres, je n'aurais pas parié sur sa présence dans cette compilation.

 

La BD est sous-représentée et celle qui l'est, est surtout Franco-Belge. Exclusivement en fait, si ce n'est une référence aux mangas avec Astro Boy. La poésie et le théâtre sont également délaissés. Il y avait pourtant matière, il existe des pièces en littérature jeunesse et ma fille, première du nom, en est friande. A l'opposé, certaines séries ont plusieurs entrées, comme Harry Potter, ce qui de mon point de vue, n'apporte pas grand chose ici, même si j'adore Harry Potter. Enfin, en toute fin, que vois-je ? Twilight est référencé ? Comme livre à lire pour mieux grandir ? Aïe aïe aïe...


Voilà qui a achevé de me donner de sérieux doutes sur le choix des ouvrages. A ce stade ce ne sont plus des doutes. Je ne dis pas que c'est simple de sélectionner, même un millier d'ouvrages, dans la masse de la littérature jeunesse, mais je suis persuadée que Flammarion aurait pu mieux faire que de traduire une compilation faite par des anglophones pour des anglophones, qui trouveront le choix des ouvrages très intéressants puisqu'il inclut des oeuvres "de pays et d'époques variés" (cf la préface de Quentin Blake).

 

Bon je suis sans pitié sur ce coup là, on trouvera sans doute ici quelques albums ou romans sympas, mais il faudra les chercher au milieu d'autres moins pertinents selon moi. De mon côté, je sais déjà que je vais refilé ce guide à une amie avec une culture anglo-saxonne plus prononcée et un attachement plus marqué aux oeuvres surannée. Comment ? Je refile les trucs nuls aux copines, que dis-je ? à une amie ? Non, c'est pas ça, disons que ce guide ne rassemble pas les ouvrages que je cherche en littérature jeunesse, et je me dis que ça correspondrait peut-être mieux à ce que recherchent d'autres. Voilà. 

 

Accessoirement, il m'encombre. Pourquoi je l'ai acheté, me direz-vous ? Pour pouvoir le critiquer en l'ayant décortiquer... Je sais, c'est du vice.


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9 novembre 2010 2 09 /11 /novembre /2010 17:14

La maison penchée80% du temps c'est le visuel qui me fait ou non prendre un livre en rayon : couverture, format, illustration, type de reliure ... La présentation visuelle d'une oeuvre est ce qui me décide à le prendre en main, l'ouvrir, le feuilleter, lire quelques passages, tout acte nécessaire avant l'achat, du moins la plupart du temps.  Le tout dernier qui a attiré ainsi mon regard est La maison penchée, aux éditions Milan. 

Un format, pas tout à fait conventionnel, une couverture cartonnée, rare pour les romans aujourd'hui, un dos recouvert de tissus, un graphisme de couverture dans des tons gris-bleu-vert d'eau inhabituels... Hmmm voilà une édition qui a été particulièrement travaillée, se dit La Poof au coin du rayon.

Curieuse, je l'ai extrait des livres de poche qui tentaient de le retenir et à l'intérieur, outre une qualité de papier exceptionnelle (au sens qualitatif du terme, bonne mais surtout peu courante), j'y ai découvert une écriture que je qualifierais de "conteur", j'ai du mal à trouver mieux, toute en rythme et poésie, à la fois cruelle et douce, tantôt poignante et tantôt hilarante...

... Et j'ai instantanément reconnu La maison penchée pour ce qu'il est : un livre à lire à voix haute le soir à mes pépettes.

C'est la première fois que je me lance dans une aventure aussi longue, il fait tout de même plus de 300 pages, mais une myriade de chapitres très courts, 4 à 5 pages maximum, le plus souvent 1 à 2, et l'entrelacement de trois histoires croisées permettent de découper la lecture à l'envie.

Une histoire empreinte de magie, dans les forêts humides du bayou, sous l'oeil attentif des arbres centenaires. Une histoire d'amour, de trahison, de cruauté, d'amertume et de vengeance. Une histoire de chats et de vieux chien, d'alligator-roi, de braconnier, de lamie, d'une fille plus belle que le jour et de son amour...

Vraiment un très beau conte, servi par une écriture riche et forte. 

Le truc, c'est que pour assurer une lecture un minimum attrayante, c'est un sacré challenge.


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15 octobre 2010 5 15 /10 /octobre /2010 15:22

Fables de La Fontaine - Dautremer

 Une trentaine de fables choisies sont présentées dans cet album, certaines connues de tous, d'autres un peu moins, mais qui sont toutes illustrées ici par Rebecca Dautremer.

 

Je vous l'ai déjà dit, les dessins de cette artiste m'attirent comme un aimant et j'ai une fois de plus cédé à l'appel. J'ai un faible pour elle et j'ai glané au fil des années pas mal de ses albums.

Je trouve qu'elle rajoute une dimension poétique à tout ce qu'elle illustre ou écrit. Je la soupçonne d'ailleurs d'être l'auteur de la quatrième de couverture :

 

 

Quand la bise fut venue,

Maître Corbeau, sur un arbre perché,

Dit à la Cigale, sa voisine :

"Adieu, veau, vache, cochon, couvée...

Rien ne sert de courrir, il faut partir à point.

Mais que faisiez-vous au temps chaud ?

- Je chantais ne vous déplaise.

- Eh bien lisez maintenant !"

Et la chétive pécore lut tant et si bien,

Qu'elle enfla et qu'elle creva

Sans autre forme de procès,

Leur montrant avant sa mort,

Que la lecture est un trésor !

 

Les fables sont l'envers des apparences,

Il faut pour les goûter, retourner les évidences.

 

 

 

Une très belle manière de revisiter ses classiques ou de les faire découvrir à ses enfants.

 

 


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10 juillet 2010 6 10 /07 /juillet /2010 21:42

ames-croiseesAu détour d'un rayon, j'ai découvert avec une joie gourmande le tout dernier Bottero, Les âmes croisées. Je l'ai repéré de loin, le style de sa couverture ne laissait aucun doute, les livres de Bottero étant tous illustrés par le même dessinateur, Gilles Francescano.

C'est que je lis cet auteur depuis que j'ai mis la main sur Ewilan. J'ai même un bouquin dédicacé au détour d'une improbable rencontre au salon du livre de Mouans Sartoux. Je me souviens d'un homme affable, intimidé et un rien étonné, lui qui est classé dans la littérature jeunesse, de dédicacer son livre à une adulte, alors que celle-ci était affublée de trois gamines excitées.

« C'est pour … ? »

« Pour, moi »

« Ah ? »

« Non, mais ma grande est trop jeune encore. Les « gros » livres lui font encore un peu peur. »

« Il ne faut pas les forcer. La mienne qui voulait à tout prix lire le livre de papa, l'a commencé trop tôt et n'a jamais réussi à aller au bout. »

Peut-être pour ses personnages, peut-être pour leurs aventures, j'ai aimé chacun de ses livres qui me sont tombés sous la main.

La quête d'Ewilan et sa suite les mondes d'Ewilan tout d'abord, dont je vous avais déjà parlé, ainsi que Le pacte des Marchombres. Ces trois trilogies sont issues du même monde. La dernière revient sur la vie de l'un des personnages secondaires des deux premiers opus, Ellana.

L'autre, ensuite, dont l'action se situe dans notre monde mais qui fait un pont avec le monde d'Ewilan. Et enfin les âmes croisées, qui s'il peut être lu de manière totalement autonome, était manifestement conçu pour avoir une suite.

Des livres jeunesses, indéniablement, mais avec de bonnes idées, dans un monde cohérent et que j'apprécie d'autant plus qu'ils mettent souvent en scènes des héroïnes jeunes, fortes, indépendantes, tenaces, libres... Des livres que j'espère voir entre les mains de mes gonzesses un jour. Avoir lui-même deux filles aura peut-être guidé sa plume.

La jeune Nawel fait partie des Perles. Bientôt aura lieu la cérémonie d'intronisation qui lui permettra de revêtir la Robe de sa future fonction. Seules les hautes tâches sont dévolues aux Robes. La multitude des Cendres s'occupe quant à elle des basses besognes. Nawel est déjà presque sûre de savoir quel avenir choisir.

La lecture des Âmes croisées amène une réflexion sur les conséquences de ses actes, l'émancipation, le libre arbitre. Elle laisse supposer une suite, et un cross-over, probablement avec L'Autre, du moins c'est l'impression que le livre m'a laissé.

Toutefois, nous ne connaitrons jamais la suite des aventures de Nawel, sauf à les imaginer nous même. Pierre Bottero est décédé en novembre dernier, dans un accident de moto. Moi qui ne sourcille jamais au décès des célébrités, je suis restée atterrée en lisant la note de l'éditeur. Je me suis sentie blêmir en plein Carrouf et j'ai mis plusieurs jours à m'en remettre. En fait je ne m'en suis pas encore remis je crois. Peut-être parce que je l'avais rencontré. Peut-être parce que ses livres ont souvent fait écho en moi pour l'esprit qui y transparait, une certaine vision de la vie, pleine d'humanité et d'équilibre.

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28 juin 2006 3 28 /06 /juin /2006 10:38

  • Auteur : Pénélope
  • Thème : grossesse
Un très joli livre que celui-ci, que ma toute petite a deniché à la médiathèque.

Contrairement aux autres livres que j'ai lu sur la grossesse et la naissance, En t'attendant aborde tout. Tous les petits et gros soucis, toutes les angoisses, toutes les joies et expériences qui jalonnent ces neuf mois d'attente.

Tout mais pas de manière technique, on reste dans le ressenti, le questionnement. Ici pas de description de la rencontre entre les spermatozoïdes et l'ovule, juste des images contenant ces gamètes mais qui décrivent un aspect de la grossesse qui n'a rien à voir avec la fécondation.

Avec beaucoup de simplicité et d'humour, liant intimement le texte et l'image, ce livre s'adresse autant aux parents qu'aux enfants et vous permettra d'aborder avec eux, en vous laissant le choix du niveau d'explication et de dialogue, toutes ces questions de femmes (vergetures, épisiotomie, accouchement, retour au travail, sautes d'humeur...) mais aussi d'hommes (fierté, sentiment d'inutilité, d'exclusion, jubilation des formes,..) et enfin de couple/de famille (choix des prénoms, rôle d'épouse et de mère, avenir de l'enfant, liens familiaux, rapport de fratrie...). Un livre à lire absolument aux petites filles et petits garçons qui, eux aussi, un jour peut-être seront des parents.

Tu existes et je me sens légère comme le printemps
Parfois je m'inquiète...j'ai peur d'avoir des triplés... des siamois
A qui ressembleras-tu ?
Papa est doublement ravi.
Tu m'offres un joli bouquet de soucis
Etre à la fois mère et épouse ?
Tu as tout le temps faim !
Et si tu me décevais ?
Papa est très très fier

© Pénélope - Seuil
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21 juin 2006 3 21 /06 /juin /2006 16:10
Un petite trilogie qui m'a fait coucher à des heures indues ces derniers temps. Leïlan est une série de Héroic fantasy que j'aurai sans doute lu avec beaucoup de plaisir étant ado, tant on n'y trouve tout ce qui fait un bon livre bien héroïque.

Des personnages bien campés dans lesquels il est facile (et bien agréable :) de se projeter, un récit qui rebondit agréablement avec juste ce qu'il faut de complexité et des thèmes indémodables qui plairont sans doute aux jeunes (et aux moins jeunes) tels l'amour, la destiné, le bien, le mal... Ce premier roman de Magali Ségura est de bonne augure pour la suite.

L'histoire tourne autour d'un jeune messager qui vient délivrer au roi de Leïlan, une missive de la plus haute importance. Voulant gagner du temps, il emprunte un chemin abandonné depuis longtemps car entouré de sombres légendes et réputé terriblement dangereux. Ayant finalement réussi à entrer en Leïlan, il découvre un pays dont on ne sait finalement presque rien tant sont rares les nouvelles qui arrivent à sortir des frontières.
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