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A.B-D-K-

Liste D'articles

  • Fate Stay Night - Unlimited Blade Works
    Mais que fait LaPoof ? Voici un mois, voire plus, que je n'ai donné aucun signe de vie. C'est que je suis tombée dans un piège chronophage, quoique volontairement il faut bien l'avouer. J'ai mis le pied, les mains, les deux neurones qu'il me reste dans...
  • Aube
    暁 akatsuki, l'aube On'yomi : キョウ, ギョウ / kiu, giu Kun'yomi : あかつき / akatsuki 12 traits Niveau 7e année (collège) Radical 72 日 Ce kanji fait partie des kanjis traditionnels tolérés dans les noms et, dans ce cas, peut se lire あき[aki] ou encore あきら[akira]...
  • De la mondialisation et de ses difficultés inattendues
    Parfois, on rencontre des difficultés inattendues. Il y a deux ans je déménageais à Maurice, zone Afrique donc EMEA, ça a son importance . N'ayant pas amené avec moi la totalité de mon barda et ayant désespérément besoin d'imprimer, j'ai fini par acheter...
  • Le père ... No!
    Une toute petite BD un brin irrévérenscieuse mais de circonstance aujourd'hui avec Le père... No! Découvrez l'envers du décors ! Prenez en compte les sentiments de ce forçat de la fête organisée et plaignez-le, vraiment, le petit père ne rêve que de dire...
  • L'eau
    水 mizu, l'eau On'yomi : スイ / Sui Kun'yomi : みず / Mizu Je déroule mon fil avec aujourd'hui le kanji de l'eau, plus facile que la pluie avec ses quatre traits. Comme celui de la pluie, il fait partie des 80 kanjis à apprendre en première année de primaire...
  • Okko
    Okko est une BD d'aventure dont l'action se situe dans un Japon médiéval légèrement saupoudré de fantastique avec quelques démons et divinités plus ou moins conciliantes . L e style samouraï est repris ici sans son vernis romanesque, un peu comme dans...
  • La pluie
    雨 Ame, la pluie On'yomi : ウ / U Kun'yomi : あま / Ama ou あめ / Ame Un kanji de circonstance aujourd'hui où de brèves ondées viennent rafraîchir l'air. On le retrouve dans tout un tas de concepts mettant en cause la pluie, comme bruine, nuages de pluie, ouragan,...
  • Question de look
    Je m'exaspère moi-même. Le look de ce blog ne me convient pas. Le design qu'il avait depuis sa création ou presque a fini par me lasser. Malgré les nombreux style proposés par over-blog, rien ne me convient tout à fait. Je vais devoir mettre le nez CSS...
  • Le sourire du clown
    Une série en trois tomes finie qui met en scène la vie d'une cité, ses habitants, ses espoirs, sa violence, son amertume, ses rires, son curé, ses imams, le tout sur fond d'enquête autour d'un meurtre, celui de Groko, simple clown qui rêvait de changer...
  • Nabi
    Non, je ne vais pas vous parler du mouvement artistique éponyme, mais vous emmène faire un petit détour du côté du manhwa, le manga coréen, avec un titre au graphisme époustouflant. C'est ce dernier qui m'avait fait choisir cet ouvrage au milieu des autres...
25 décembre 2010 6 25 /12 /décembre /2010 14:17

pere_no.jpg Une toute petite BD un brin irrévérenscieuse mais de circonstance aujourd'hui avec Le père... No!

Découvrez l'envers du décors ! Prenez en compte les sentiments de ce forçat de la fête organisée et plaignez-le, vraiment, le petit père ne rêve que de dire "No!" pour enfin profiter de ses futures vacances à se prélasser au soleil.

Mais prenez garde, vous risquez de regarder d'un autre oeil vos tout nouveaux chocolats...

Joyeux Noël !

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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 13:03

Okko - Le cycle de l'EauOkko - Le Cycle de la Terre

Okko est une BD d'aventure dont l'action se situe dans un Japon médiéval légèrement saupoudré de fantastique avec quelques démons et divinités plus ou moins conciliantes. Le style samouraï est repris ici sans son vernis romanesque, un peu comme dans Le Vent des Dieux ou dans Samouraï Champloo.

Okko-1-42---700x933.jpgOn y suit les pérégrinations de Okko, rônin spécialisé dans la chasse aux créatures démoniaques, Noburo, un immense guerrier avec lequel il entretient des relations sans doute plus complexes qu'il n'y parait, Noshin, un moine ivrogne capable d'intercéder auprès des kamis élémentaires et Tikku, jeune serviteur/novice, qui va les accompagner suite à un malencontreux concours de circonstances et qui tient ici le rôle de candide et de narrateur. Le quatuor est bien en place, le récit se déroule de manière fluide avec quelques bonnes trouvailles.

Okko-1-28---700x933.jpgAu niveau du graphisme, Hub, aidé de Pelayo à la couleur, travaille beaucoup ses ambiances en jouant sur les nuances dominantes des cases. Ses tracés sont précis, très détaillés, dynamiques, très expressifs, tout en étant très réalistes. J'aime tout particulièrement le rendu des visages qui sont tous bien distincts les uns des autres et facilement reconnaissables y compris chez les personnages secondaires. Le tout donne une BD très agréable à lire, que personnellement j'ai beaucoup appréciée.


Okko-1-3---700x933.jpg

Tranquillement installé dans une maison de plaisir isolée de la lagune, Noburo, un mystérieux guerrier masqué, attend son maître en discutant avec une jeune geisha, Petite Carpe, ainsi nommée à cause du magnifique tatouage qui orne son dos, sous l'oeil attentif et protecteur de Tikku, le jeune frère de celle-ci.

Okko-1-19---700x933.jpgHub construit ses aventures en cycles de 2 tomes : le cycle de l'eau, le cycle de la terre, le cycle de l'air... pour le moment 6 tomes sont sortis dans plusieurs éditions différentes. Les deux premiers cycles ont déjà leur intégrale, d'excellente facture d'ailleurs. J'ai la première, je regrette presque d'avoir acheté les tomes suivants un par un.

On attend évidemment le cycle du feu...


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H comme Hub

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7 décembre 2010 2 07 /12 /décembre /2010 08:21

Le Sourire du Clown 1

Une série en trois tomes finie qui met en scène la vie d'une cité, ses habitants, ses espoirs, sa violence, son amertume, ses rires, son curé, ses imams, le tout sur fond d'enquête autour d'un meurtre, celui de Groko, simple clown qui rêvait de changer le quotidien de la cité par le biais de l'humour et du rire.


J'avais de mémoire placé l'action dans une cité du Sud, ma région d'adoption, mais en vérité, ce n'est sans doute pas précisé. Qu'elles soient du nord ou du sud, les cités doivent à ce point se ressembler qu'on peut s'identifier sans mal à cette BD.


Le sourire du Clown 2Brunschwig et Hirn avaient déjà collaboré sur Le pouvoir des innocents, assez proche du Sourire du Clown par bien des aspects. L'intrigue, si elle contient sa part de péripéties, s'appuie en grande partie sur la psychologie des personnages. On joue ici sur les travers de l'humain, de sa cruauté à sa générosité, et sur les situations qui en découlent. L'intrigue est très bien ficelée. L'ensemble forme un triptyque très cohérent et construit un peu comme un polar. Le dessin est très réaliste, avec une colorisation assez douce qui fait contrepoint aux émotions souvent fortes des protagonistes. S'il ne joue pas sur les découpages autant que les BD d'action de type comics ou manga, il n'en reste pas moins très dynamique.

Le sourire du Clown 31994. Dans la cité des Hauts Vents, Groko et Clock s'affairent près de leur roulotte. Malgré l'heure matinale, le petit Djin leur tourne autour comme chaque jour. Il est fasciné par Groko et son flot continu d'humour. Avisant une trompette, Djin essaye de souffler dedans. Groko lui explique alors avec force mimique comment positionner ses lèvres. C'est dans cette posture équivoque que les surprend la mère de Djin.

 

Malgré son titre, mais on s'en doutait au vu des visages sur les couvertures, magnifiques au demeurant, ce n'est pas une BD très drôle. Personnellement, j'aime beaucoup ces histoires sombres qui forment un tableau des humeurs et des moeurs.

 

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B comme Brunschwig

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6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 09:34

 Nabi 1Nabi 2 Nabi 3

Non, je ne vais pas vous parler du mouvement artistique éponyme, mais vous emmène faire un petit détour du côté du manhwa, le manga coréen, avec un titre au graphisme époustouflant. C'est ce dernier qui m'avait fait choisir cet ouvrage au milieu des autres la première fois. A la fois limpide et très détaillé, d'une grande élégance de trait, il constitue l'élément fort de cette BD. 


La mystérieuse Dame Sabu éduque et élève sans distinction les orphelins qu'elle a  recueilliToujours emprunt d'une joyeuse effervescence, la maison du Lotus constitue pour eux un refuge où grands et petits sont heureux. Jusqu'au jour où Mumyeong (litt "sans nom" en chinois) fait son apparition.


nabi.jpg

 

Nabi retrace l'histoire d'orphelins recueillis par Dame Sabu et traqués par Mumyeong. Un récit d'aventure, sur fond de complot entre grandes familles, bien amené, au rythme aussi délicat que son tracé. Une oeuvre tout en finesse, empreinte de sérénité et de poésie, à la fois joyeuse et dramatique, et où l'esthétisme prime. Un bon moment de lecture surtout si, comme moi, vous tombez sous le charme du trait de Yeon-Joo Kim.


Le quatrième tome est prévu pour février 2011. Il semblerait que Nabi soit issu du recueil de nouvelles Nabi Prototype dont il reprend et creuse l'intrigue et les personnages. Je ne l'ai pas encore lu, mais ça ne va plus tarder puisqu'il est en route pour la maison.


Challenge ABC Critiques

K comme Kim

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2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 08:00

Le Champ De L'arc-en-cielCe manga est typique des bouquins qu'on trouvait avant dans les îles : des livres qui ont été commandés à leur sortie et qui sont restés en rayon pendant des mois, voire des années, pour des raisons diverses où la qualité intrinsèque de l'oeuvre n'a pas grand chose à voir, et qui vont finir par se faire acheter longtemps après, alors qu'ils ne sont parfois plus disponibles nulle part. 

J'ai eu ici la chance de tomber sur une perle.

 

Le champ de l'arc-en-ciel est un one shot relativement inclassable. Il retrace l'histoire de personnages marqués par la vie, dans un contexte hyper réaliste et contemporain, et dans une ambiance à la fois très sombre, avec meurtres, disparitions, agressions, et très onirique, à la limite du fantastique parfois.

 

Des Jumeaux. Des milliers de papillons. Un élève tombe du toit de l'école. Un jeune homme discute avec un vieillard sur la terrasse de l'hôpital. Un autre se prépare à aller au travail. Une femme, partie depuis des années, est retrouvée morte dans un tunnel. Les enfants du primaire, effrayés par une légende urbaine, poussent une camarade dans un puits. Suzuki arrive dans sa nouvelle école.

 

Pan ! dans la gueule !L'intrigue, très construite, se développe en parallèle sur deux époques éloignées d'une dizaine d'années et pour une dizaine de personnages. On est souvent à la limite entre réalité et voyage intérieur, ce qui rend le tout parfois déroutant. Mais si on se laisse porter, le développement nous amène à découvrir petit à petit un tableau où les acteurs ressentent tour à tour un panel de sentiments cruels, désespérés, impuissants, violents à l'image de leur vie.

La violence, physique ou orale, dans sa banalité la plus sordide, est d'ailleurs omniprésente dans ce manga, ce qui lui a sans doute value son étiquette "pour public averti". Le tout laisse une impression de noirceur et de mystère teintés d'incohérence, comme un mauvais rêve au goût de réalité, à moins que ce ne soit l'inverse.


"Jadis, le philosophe Zhuangzi fit un rêve. Il rêva qu'il était un beau papillon. Le papillon vola ça et là, puis il s'endormit épuisé... Le papillon fit un rêve lui aussi. Il rêva qu'il était Zhuangzi. Lorsque Zhuangzi se réveilla, il ne savait plus si c'était lui qui avait rêvé du papillon, ou le papillon qui avait rêvé de lui."

 

Rêve de papillonSi la parabole est mondialement connue, elle était inévitable ici, dans cette histoire empreinte d'une réflexion sur le sens de l'existence et l'incertitude de la réalité, une histoire, qui plus est, parsemée de papillons dont le rôle n'est pas si anodin. Et puis elle est à l'image de l'intrigue qui s'enroule sur elle-même.

 

Personnellement, j'aime beaucoup ce type de constructions complexes, pleines de mystère et de non-dit, une construction magnifiquement servie ici par le graphisme hyper réaliste et reconnaissable entre mille de Inio Asano dont les images se suffisent souvent à elle-même. Ceci dit, ce manga pourrait perdre en route les lecteurs moins attentifs ou trop fatigués (comme certains petits jeunes de ma connaissance qui se reconnaîtrons) d'autant que l'ambiance sombre et globalement pessimiste qui s'en dégage pourrait déplaire.

Mais ce serait dommage car cette BD est pour moi vraiment intéressante, dans une édition très soignée avec sa jaquette noire sur une couverture représentant une nuée de papillons blancs sur fond rose vif. Il fallait oser, mais le rendu est intéressant.

Si vous souhaitez en savoir plus sur les personnages et les thèmes développés, je vous invite à lire l'excellente critique que j'ai trouvée ici.

Juste pour dire je trouve que Suzuki, dans la dernière planche, ressemble un peu à Asano, pas vous ?

 


 

Challenge ABC critiques

A comme Asano

 


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30 novembre 2010 2 30 /11 /novembre /2010 17:23

AshLittéralement : le serpent séducteur (ou corrupteur) des hommes, référence on ne peut plus claire au mythe de Satan, souvent surnommé ainsi. Ash verse dans la théologie, donc, et revisite le mythe de Faust dans une version à la fois humaniste, romantique et fantastique (au sens littéraire des termes). 

 

Guidé par un moine ivrogne et cupide, Faust atteint le cimetière isolé de Karkonosze. De l'un des tombeaux, il va exhumer, à l'aide de son golem de métal, l'Anguis Seductor Hominum, Ash, dont il espère obtenir, lui qui, malgré sa jeunesse et toute sa science, est un mort en sursis, le secret de la vie éternelle. Malheureusement pour le savant, la demoiselle en s'éveillant n'a aucun souvenir de son passé ni des buts ou évènements qu'elle a pu suivre pour en arriver à être scellée dans ce caveau.

 

Le tracé de Krystel me fait penser à celui de Loisel, en plus épuré, avec une colorisation numérique qui donne une ambiance un peu satinée à l'ensemble, similaire au travail à l'aquarelle je trouve. J'aime assez le rendu. Au niveau du scénario imaginé par François Debois, on a une mise en place des plus intéressantes pour ce premier opus, avec des personnages déjà bien campés et un démarrage dans l'intrigue qui m'a personnellement donné envie de me plonger un peu plus dans les mythes auxquels il fait référence.

 


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D comme Debois

 


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23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 16:37

2 expressosUn joli roman graphique que nous offre là Kan Takahama sur fond de troquet miteux dans un bled paumé, tellement paumé que l'arrêt de train a été supprimé. Des tranches de vies qui se recoupent et se croisent de manière inattendue entre un français en pleine crise de la quarantaine, fils de bistrotier parisien, à la recherche de la femme d'une nuit qui a marqué sa vie 17 ans plus tôt et un tenant de "café" local, très amoureux mais désavoué par sa femme qui le considère comme un incapable notoire qui sert un café infect à ses clients.


Un récit très bien amené, à la fois tendre et drôle. Mais c'est la correspondance entre sa génèse, décrite par l'auteur et le résultat final qui m'a peut-être encore plus interpellée.


"Quand Casterman m'a contacté pour faire une oeuvre de "divertissement", j'étais d'abord un peu embêtée. Jusqu'à présent je n'avais jamais travaillé de la sorte. En réfléchissant bien, je me suis rendu compte que pour moi ce qui correspondait à cette catégorie de mangas c'étaient des titres comme Dragon Ball ou Naruto. J'ai alors pensé qu'il fallait que je crée un héros dans le genre rebelle, incapable de s'adapter à la société, arborant une coupe de cheveux avec des mèches qui partent dans tous les sens. Il fallait en plus un second personnage aux cheveux blonds venant de l'étranger, qui, d'abord, lui serait hostile puis deviendrait son ami. Il fallait également une héroïne qui passe tout son temps à se chamailler avec le héros. Et si elle suscitait en plus un sentiment de rivalité entre nos deux protagoniste, ce serait encore mieux... Il fallait par ailleurs qu'ils cherchent un trésor ou une personne. Enfin, il fallait une scène où le héros apprend de son maître sa "botte secrète". C'est ainsi que j'ai fini par créer cette histoire."

 

Vous ne trouvez pas que cette description ressemble plus à celle d'un shônen typique ? En le lisant hors contexte, je n'aurais sans doute pas parié sur le résultat obtenu au final dans 2 expressos. De quoi faire réfléchir sur le concept de "roman graphique" et les processus de création.

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21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 17:04

Sang RoyalAu menu aujourd'hui le tout dernier Jodorowsky, sorti en mai 2010. 

On y retrouve des types de personnages chers à l'auteur, qu'on a pu croisé dans La caste des Méta-Barons, Borgia ou encore Les Technopères, des caractères puissants et impitoyables, égocentriques et orgueilleux, voire parfois complètement psychotiques. On y croise aussi les mêmes grandes thématiques : les conflits familiaux avec leurs non-dits et leurs trahisons, la quête et les guerres de pouvoir, la vengeance, l'inceste... Le tout soupoudré d'une dose savante de violence et de sexe... 


Ce premier opus de Sang Royal n'apporte à mon avis pas grand chose de nouveau à la panoplie de ce célèbre scénariste. Mais le graphisme hyper réaliste du jeune Dongzi Liu, assez sombre, sert parfaitement cette fresque moyenâgeuse épique et retranscrit plutôt bien les émotions, nombreuses et violentes, des protagonistes.


Le prince Alvar, grièvement blessé au cours d'une bataille, propose à son cousin Alfred d'échanger leurs armures pour prendre la tête des soldats qui lui vouent un culte sans borne et ainsi les mener à la victoire. Alfred accepte, mais sitôt l'armure endossée, se retourne contre son suzerain et l'abandonne à son sort. Passant par hasard dans les parages, Batia, une bossue marquée par sa vie solitaire, va recueillir et soigner le guerrier. Alvar gagnera la lutte pour sa survie, mais y perdra l'esprit. Batia y gagnera un homme, son homme, enfin.


Une BD qui reste assez agréable à lire et qui plaira sans doute aux amateurs du genre, même si elle a un petit côté réchauffé.

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28 octobre 2010 4 28 /10 /octobre /2010 19:09

Porteurs-d-ombres.jpgJe suis fière comme une Poof. 


Mon petit frère, Ghislain, seul et unique représentant du genre, sort le mois prochain sa première BD. 


L'aventure a commencé il y a deux ans, en juillet 2008, lors de son expo "Grain de Beauté", exposition qui avait connu un tel succès qu'elle avait été reconduite en septembre. Deux éditrices de Diantre, en visite à l'Issue Gallery, lui avaient alors proposé de travailler avec un de leurs auteurs, Jakuta. 


Graphiste éclectique, Ghislain Garlin expose régulièrement sur Paris. Vous l'avez peut-être croisé à la librairie L'Echappée Belle en juillet dernier. Il travaille également sur des commandes de création ou de retouche numérique. J'ai surtout retenu le clip de Dionysos, La mécanique du coeur, et la bande promotionnelle de la DartyBox, celle qu'on voyait dans tous les magasins l'automne dernier.


Porteurs-d-ombres---Verso.jpgJakuta Alikavazovic, quant à elle, est l'auteur de trois romans édités aux éditions de l'Olivier. Elle a notamment été lauréate de la bourse de l'écrivain Lagardère en 2007 et du prix Goncourt du premier roman en 2008 avec Corps Volubils.

 

Les Porteurs d'Ombres sortira fin novembre, et non pas fin octobre comme prévu à l'origine. Si le retard est involontaire, il semblerait que ce soit mieux pour les salons de l'année prochaine, les millésimes étant comptés de novembre à novembre. Il sera présenté à Angoulême, bien sûr, avec une présentation originale puisque certains ouvrages, en série (très) limitée, auront une couverture vierge qui sera illustrée en direct par Ghislain.

 

En attendant l'évènement, vous pouvez faire un tour sur Patapastèque et Ghislain Drawing.

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10 septembre 2010 5 10 /09 /septembre /2010 00:00

Voici deux mangas que j'ai lu dernièrement, qui m'ont particulièrement plu. En fait, ces deux mangas sont assez proches et Freesia que je viens de recevoir m'a beaucoup fait repenser à Jackals que j'ai découvert l'hiver dernier.

Tout d'abord, les deux commencent de manière abrupte, l'un par une décapitation et l'autre par un viol, histoire de mettre tout de suite dans l'ambiance. Si le procédé est largement utilisé au cinéma, il est plus rare en BD. C'est qu'ils partent du même principe de base : un monde où on engage des professionnels de manière tout à fait reconnue voire tout à fait légale dans Freesia. Certains comparent d'ailleurs Freesia avec Ikigami pour ce côté légal, ce en quoi je ne suis pas vraiment d'accord. Dans Ikigami, le gouvernement décide de manière arbitraire et aléatoire d'éliminer un pourcentage de la population pour inciter le reste à "mieux vivre" sa vie. L'accent est mis sur la psychologie des victimes qui savent vivre leurs derniers instants et sur l'inhumanité des décisions des dirigeants qui oeuvrent "pour le bien de tous". Dans Freesia, comme dans Jackals, c'est la psychologie des tueurs et leur humanité malmenée qui est mise en avant. 

 Si les deux traitent un sujet similaire avec une intrigue reposant sur des bases très voisines, les auteurs procèdent d'une manière radicalement différente dans le fond et la forme.

L'action, par exemple, est placée dans des mondes aux antipodes. Les personnages de Jackals évoluent dans une ambiance XIXe qui rappelle les séries noires américaines avec la prohibition et les villes pleines de gangsters ou encore Gotham City, sa corruption et sa déchéance, ambiance fort éloignée dans le temps et l'espace du lecteur japonais. A l'opposé, Freesia pourrait se situer au Japon justement. Un Japon en guerre, dont les lois seraient autres, mais très proche tout de même du pays réel actuel. Le choix du contexte n'est pas innocent, on ancre le lecteur dans la fiction ou dans la réalité. Plus le monde est proche du lecteur, plus les dissonances provoquent un malaise, ce en quoi Freesia est très percutant. L'article sur lui que j'avais lu, laissait d'ailleurs transparaitre un chroniqueur quelque peu perturbé par ce manga. C'est ce qui a titillé ma curiosité et m'a poussé à l'acheter.

JackalsDans Jackals, le graphisme de Kim Byung Jin est axé plus sur les personnages que sur les décors. Il est agréable, bien contrasté, très "lisible" et dynamique, effet produit notamment par la grande liberté prise avec les cadres dans les planches et par les changements permanents d'angle de vue. Les images gores y sont nombreuses. Ceux des personnages principaux ayant lieu à l'arme blanche, de très grosses armes blanches, les combats et les blessures sont spectaculaires et sanglants. Mais si Jackals est très violent dans la forme, le tout reste cependant très esthétique. Les visages sont beaux, les corps splendides, les combats magnifiques, quoique implacables. Les jackals, mercenaires assassins, sont présentés comme condamnables mais on en fait l'apologie. Et puis à l'opposé de son petit côté "saignant", les thématiques de fond de ce manga sont très morales. Jackals est d'abord et avant tout un hommage à la liberté et à l'indépendance, même si on y parle d'amour filial, d'amitié, de vengeance et j'en passe. Les personnages, fiers, rebelles, libres, sont très charismatiques et aucune mesquinerie ou noirceur quelconque ne vient entacher leur personnalité. Enfin l'intrigue développée par Shyn'ia Murata est simple, bien menée, bien rythmée mais somme toute assez classique, ce qui n'enlève rien au plaisir de cette série, j'ai adoré, mais forme un cadre lumineux où la violence est celle des images seules.

FreesiaA l'inverse, dans Freesia, la structure des planches est plus traditionnelle. Le tracé est très inégal, tantôt limpide, tantôt brouillon, ce qui peut déranger. Jiro Matsumoto alterne les dessins mal dégrossis, voire carrément maladroits avec les planches superbes, très détaillées, et quelques unes encrées. Ce choix graphique illustre bien les multiples facettes des situations et le déséquilibre psychologique des personnages et participe à l'ambiance générale. Les images sanglantes y sont moins présentes que dans Jackals, du moins dans les deux premiers tomes. Les exécutions au révolver étant moins spectaculaires, ceci explique peut-être cela, mais l'intrigue semble également plus dense. Ceci dit, ce manga n'est assurément pas "tout public", d'autant plus que Freesia intègre, contrairement à Jackals, de nombreuses scènes pornographiques qui participent à la compréhension des personnages et du récit (pas de fan service ici). La scène de viol du début est très sobre, beaucoup moins dérangeante que le sexe au quotidien souvent mis en situation de façon particulièrement trashDe même, la vengeance n'est pas présentée comme étant condamnable mais la manière dont les exécuteurs s'acquittent de leur tâche est assurément malsaine. Les limites de la normalité et de l'inacceptable sont malmenées et Freesia fait preuve à mon avis d'une violence plus psychologique que visuelle. Les personnages sont en place en tout cas et Hiroshi Kanô, au centre de l'action, est réservé, indifférent et se laisse porter par les évènements, ce qui fait de lui un exécuteur pour le moins implacable. On est loin du héros rebelle. Les grandes thématiques sont sans grand intérêt ici. Ce n'est pas le propos. L'auteur joue plutôt sur les contrastes entre le passé, la personnalité, les particularités, les aspirations et les actes de Kanô. On ne voit pas encore très bien où tout ça va nous mener mais on espère une intrigue complexe et sombre dans le plus pur style des meilleurs thriller. Je croise les doigts. 

 

Jackals

Jackals1.jpgScénario Shinya Murata

Dessin Kim Byung Jin

7 tomes - série finie au Japon et en France

Publication VO Square Enix 2006 / 2008

Publication VF Ki-oon entre sept. et déc. 2009

Public  : ado / adulte. aurait mérité un avertissement

 

L'ensemble des 7 tomes est de bonne qualité avec un récit bien développé. C'est une série très agréable. Juste pour dire, Alligator Nichol, le personnage principal n'est pas sans rappeler Ichigo (Bleach) que ce soit au niveau graphique ou au niveau de la psychologie du personnage. Ressemblance physique, arme hors norme, amour démesuré de la mère, performances physiques exceptionnelles, personnalité très stable, quoique très combative, petit côté blasé et ténacité à toute épreuve, tout y est. Avec son alter ego, Foa Requiem, on n'a un tandem de choc. Pour le plaisir des yeux.

Synopsis

Cicéro City, Etats_Unis, XIXe. Alligator Nichol fait parti des nombreux Jackals, ces tueurs professionnels indépendants qui louent leurs services dans cette ville corrompue. Il tient son nom de l'arme démesurée qu'il utilise pour remplir ses contrats et qu'il a hérité de sa mère, un jackal de légende surnommée La Grande Faucheuse. C'est que l'Alligator provoque des dégâts sanglants. Combattre avec elle tourne au carnage tant les victimes méconnaissables semblent avoir été déchiquetées par l'animal du même nom. Nichol ne cherche pourtant pas la reconnaissance mais essaye seulement de survivre avec les siens dans le monde sans pitié de Cicéro City où Grabriella et Tennouren, deux grandes familles mafieuses, luttent pour le pouvoir par jackals interposés. Nichol vient justement de remplir un contrat pour Gabriella en "nettoyant" un bureau de Tennouren lorsque Abraham Green Eyes, un membre de l'état major de Gabriella, arrive pour solder les comptes.


Jackals2Jackals3Jackals4Jackals5Jackals6Jackals7   

© 2006 / 2008 Shinya Murata, Kim Byung Jin / Square Enix

 © 2009 Shinya Murata, Kim Byung Jin / Ki-oon


 

Freesia

Freesia-1.jpgAuteur Jiro Matsumoto

12 tomes - série fini au Japon

2 tomes édités en France, tome 3 prévu pour sept 2010

Publication en VO 2003 / 2009

Publication en VF 2010 / ??

 

Public  : adulte averti

Au vue des deux premiers tomes, on est en droit d'en attendre beaucoup de Freesia. J'apprécie tout particulièrement cette façon de mettre en porte-à-faux les lieux communs de la morale et de la loi à l'aide d'un personnage que d'aucun considèrerait comme profondément dérangé. Espérons qu'il ne nous décevra pas et que les tomes ne sortiront pas au compte-goutte. 

 

Synopsis

Sous des dehors de jeune homme sans histoire, Hiroshi Kanô est tout sauf normal, bien que se considérant comme tel. Schizophrène au dernier degré, il gère, sans angoisse aucune, ses hallucinations visuelles et auditives, avec le même détachement, la même absence d'émotion qui régie sa vie et ses relations. Il ne fait d'ailleurs pas vraiment la part des choses et passe des heures à discuter dans un snack avec une jeune femme inexistante face à une chaise vide sous l'oeil incrédule des serveuses. Il cherche juste à  maintenir l'équilibre avec l'extérieur et à se fondre dans la masse. Une petite amie, un boulot sont l'apanage de la normalité à laquelle il aspire et il répond avec joie à la convocation qu'il a reçu d'un cabinet juridique pour ce qui s'avère être un poste d'exécuteur. Il rencontre alors sur place le sosie en chair et en os de son interlocutrice préférée, ce qui provoque immédiatement chez lui un malaise. C'est que Hiroshi possède de manière innée un sens du danger qui confine à la prescience et lui a, jusque là, toujours permis de survivre dans ce pays en guerre où la violence est monnaie courante.


Freesia-2

 © 2003 / 2009 Jiro Matsumoto / Shogakukan

 © 2010 Jiro Matsumoto / Kaze

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Published by La Poof - dans Côté bulles
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