Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

A suivre...

challengeabccritiques1

A.B-D-K-

Liste D'articles

  • Fate Stay Night - Unlimited Blade Works
    Mais que fait LaPoof ? Voici un mois, voire plus, que je n'ai donné aucun signe de vie. C'est que je suis tombée dans un piège chronophage, quoique volontairement il faut bien l'avouer. J'ai mis le pied, les mains, les deux neurones qu'il me reste dans...
  • Aube
    暁 akatsuki, l'aube On'yomi : キョウ, ギョウ / kiu, giu Kun'yomi : あかつき / akatsuki 12 traits Niveau 7e année (collège) Radical 72 日 Ce kanji fait partie des kanjis traditionnels tolérés dans les noms et, dans ce cas, peut se lire あき[aki] ou encore あきら[akira]...
  • De la mondialisation et de ses difficultés inattendues
    Parfois, on rencontre des difficultés inattendues. Il y a deux ans je déménageais à Maurice, zone Afrique donc EMEA, ça a son importance . N'ayant pas amené avec moi la totalité de mon barda et ayant désespérément besoin d'imprimer, j'ai fini par acheter...
  • Le père ... No!
    Une toute petite BD un brin irrévérenscieuse mais de circonstance aujourd'hui avec Le père... No! Découvrez l'envers du décors ! Prenez en compte les sentiments de ce forçat de la fête organisée et plaignez-le, vraiment, le petit père ne rêve que de dire...
  • L'eau
    水 mizu, l'eau On'yomi : スイ / Sui Kun'yomi : みず / Mizu Je déroule mon fil avec aujourd'hui le kanji de l'eau, plus facile que la pluie avec ses quatre traits. Comme celui de la pluie, il fait partie des 80 kanjis à apprendre en première année de primaire...
  • Okko
    Okko est une BD d'aventure dont l'action se situe dans un Japon médiéval légèrement saupoudré de fantastique avec quelques démons et divinités plus ou moins conciliantes . L e style samouraï est repris ici sans son vernis romanesque, un peu comme dans...
  • La pluie
    雨 Ame, la pluie On'yomi : ウ / U Kun'yomi : あま / Ama ou あめ / Ame Un kanji de circonstance aujourd'hui où de brèves ondées viennent rafraîchir l'air. On le retrouve dans tout un tas de concepts mettant en cause la pluie, comme bruine, nuages de pluie, ouragan,...
  • Question de look
    Je m'exaspère moi-même. Le look de ce blog ne me convient pas. Le design qu'il avait depuis sa création ou presque a fini par me lasser. Malgré les nombreux style proposés par over-blog, rien ne me convient tout à fait. Je vais devoir mettre le nez CSS...
  • Le sourire du clown
    Une série en trois tomes finie qui met en scène la vie d'une cité, ses habitants, ses espoirs, sa violence, son amertume, ses rires, son curé, ses imams, le tout sur fond d'enquête autour d'un meurtre, celui de Groko, simple clown qui rêvait de changer...
  • Nabi
    Non, je ne vais pas vous parler du mouvement artistique éponyme, mais vous emmène faire un petit détour du côté du manhwa, le manga coréen, avec un titre au graphisme époustouflant. C'est ce dernier qui m'avait fait choisir cet ouvrage au milieu des autres...
22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 13:51

Diantre ! collection BlopIl semblerait que les éditions Diantre ! soient en difficultés (notez le conditionnel) et qu'elles cherchent actuellement un repreneur. 


Cette maison d'édition s'est spécialisé dans les ouvrages au graphisme et à l'humour décalés. Le public visé est certainement plus confidentiel que celui de Glénat ou Soleil, et il est beaucoup plus rare de croiser des BDs de Diantre ! dans les rayons des librairies. Il n'est peut-être pas surprenant d'avoir du mal à rester pérenne dans ces conditions.

 

C'est toutefois dommage à plus d'un titre, d'abord parce que les livres proposés sur le site de Diantre ! m'ont l'air intéressants, ensuite parce que le monde de la BD a besoin de ce type d'éditeurs (c'est un peu pontifiant, mais j'y crois) et enfin, et là c'est très personnel, parce que l'édition de la BD de mon petit frère est du coup en attente indéfinie, et ça c'est pas cool du tout.

Repost 0
21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 17:04

Sang RoyalAu menu aujourd'hui le tout dernier Jodorowsky, sorti en mai 2010. 

On y retrouve des types de personnages chers à l'auteur, qu'on a pu croisé dans La caste des Méta-Barons, Borgia ou encore Les Technopères, des caractères puissants et impitoyables, égocentriques et orgueilleux, voire parfois complètement psychotiques. On y croise aussi les mêmes grandes thématiques : les conflits familiaux avec leurs non-dits et leurs trahisons, la quête et les guerres de pouvoir, la vengeance, l'inceste... Le tout soupoudré d'une dose savante de violence et de sexe... 


Ce premier opus de Sang Royal n'apporte à mon avis pas grand chose de nouveau à la panoplie de ce célèbre scénariste. Mais le graphisme hyper réaliste du jeune Dongzi Liu, assez sombre, sert parfaitement cette fresque moyenâgeuse épique et retranscrit plutôt bien les émotions, nombreuses et violentes, des protagonistes.


Le prince Alvar, grièvement blessé au cours d'une bataille, propose à son cousin Alfred d'échanger leurs armures pour prendre la tête des soldats qui lui vouent un culte sans borne et ainsi les mener à la victoire. Alfred accepte, mais sitôt l'armure endossée, se retourne contre son suzerain et l'abandonne à son sort. Passant par hasard dans les parages, Batia, une bossue marquée par sa vie solitaire, va recueillir et soigner le guerrier. Alvar gagnera la lutte pour sa survie, mais y perdra l'esprit. Batia y gagnera un homme, son homme, enfin.


Une BD qui reste assez agréable à lire et qui plaira sans doute aux amateurs du genre, même si elle a un petit côté réchauffé.

Repost 0
Published by La Poof - dans Côté bulles
commenter cet article
19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 17:05

1001 Livres d'enfants...qu'il faut avoir lu pour grandir


Récemment, j'ai été interpellée par ce titre. Une liste d'ouvrages jeunesses, du livre de bébé à celui pour grands ados, de quoi éveiller ma curiosité !


Seulement voilà, les titres proposés sont surtout des ouvrages anglo-saxon. Vous me direz, ce n'est pas vraiment un problème s'ils ont été édités en France. Effectivement.  S'ils ont été édités en français. Or ce n'est pas le cas pour de nombreux livres présentés dans cet ouvrage et je ne vois pas vraiment l'intérêt, sauf à titre de curiosité, de présenter un livre qui ne serait pas édité en français ici, si toutefois ce guide s'adresse à des lecteurs francophones.

 

En plus, la grande majorité des titres datent d'avant les années 1970, et aucun d'entre eux n'est sorti après 2005. Ce n'est pas que je renie les oeuvres classiques, loin de là, mais j'aurais imaginé, en tout cas préféré, une proportion inversée entre les titres récents et les plus anciens. Il y a eu un boom terrible en littérature jeunesse ces dernières années, avec de magnifiques ouvrages qui ne sont ni abordés, ni même référencés, ce qui est fort dommage de mon point de vue. Et puis les "livres pour bien grandir" s'appuient pour le coup sur une vision du monde, du rôle de chacun, et notamment de la femme, qui risque d'être un tantinet désuète. Avec trois belettes à la maison, le sujet est pour moi sensible. Au passage, et c'est assez amusant pour le coup, ils ont tout de même été chercher une référence à des contes chinois (sur la quatrième de couv, c'est marqué japonais, mais à l'intérieur ce sont des contes chinois, on leur en voudra pas) datant de l'an -220 avant JC. 

 

Les livres français ou francophones sont plutôt bien représentés, comparativement aux autres nationalités, hors Angleterre / USA, même s'ils ne représentent sans doute (j'ai commencé à compter, mais j'ai pas eu le courage d'aller au bout) pas plus de 15% au total. Ceux choisis semblent surtout faire partie des grands standards qui sont sortis à l'étranger, comme Astérix, les contes de Perrault, Sans Famille... Quoique, 35Kg d'espoir, j'ai des doutes... C'est d'ailleurs un livre sympa, je ne dis pas, mais, au vue des autres titres, je n'aurais pas parié sur sa présence dans cette compilation.

 

La BD est sous-représentée et celle qui l'est, est surtout Franco-Belge. Exclusivement en fait, si ce n'est une référence aux mangas avec Astro Boy. La poésie et le théâtre sont également délaissés. Il y avait pourtant matière, il existe des pièces en littérature jeunesse et ma fille, première du nom, en est friande. A l'opposé, certaines séries ont plusieurs entrées, comme Harry Potter, ce qui de mon point de vue, n'apporte pas grand chose ici, même si j'adore Harry Potter. Enfin, en toute fin, que vois-je ? Twilight est référencé ? Comme livre à lire pour mieux grandir ? Aïe aïe aïe...


Voilà qui a achevé de me donner de sérieux doutes sur le choix des ouvrages. A ce stade ce ne sont plus des doutes. Je ne dis pas que c'est simple de sélectionner, même un millier d'ouvrages, dans la masse de la littérature jeunesse, mais je suis persuadée que Flammarion aurait pu mieux faire que de traduire une compilation faite par des anglophones pour des anglophones, qui trouveront le choix des ouvrages très intéressants puisqu'il inclut des oeuvres "de pays et d'époques variés" (cf la préface de Quentin Blake).

 

Bon je suis sans pitié sur ce coup là, on trouvera sans doute ici quelques albums ou romans sympas, mais il faudra les chercher au milieu d'autres moins pertinents selon moi. De mon côté, je sais déjà que je vais refilé ce guide à une amie avec une culture anglo-saxonne plus prononcée et un attachement plus marqué aux oeuvres surannée. Comment ? Je refile les trucs nuls aux copines, que dis-je ? à une amie ? Non, c'est pas ça, disons que ce guide ne rassemble pas les ouvrages que je cherche en littérature jeunesse, et je me dis que ça correspondrait peut-être mieux à ce que recherchent d'autres. Voilà. 

 

Accessoirement, il m'encombre. Pourquoi je l'ai acheté, me direz-vous ? Pour pouvoir le critiquer en l'ayant décortiquer... Je sais, c'est du vice.


Repost 0
17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 15:31

Des nouvelles du TibbarJe l'ai donc finalement bien reçu, ce livre gagné grâce au Masse Critique des littératures de l'imaginaire ! Et lu également, assez vite du reste. Ce qui a pris le plus de temps, c'est l'intervalle entre l'envoi par l'éditeur et l'arrivée finale du livre. Voici donc, vite, vite, ma part du marché, LA critique que vous attendez tous en cette fin d'année, je n'en doute pas. ;)

 

Le ton est donné dans le titre, ce recueil de nouvelles de fantasy n'est pas sérieux. Chacune des histoires est assaisonnée, parfois copieusement, d'une pointe d'humour servie notamment par d'incessants jeux de langage. 


Ici, point de héros au sourire éclatant, point de guerrier invincible ou de magicien surpuissant. Des passagers de bus, un tavernier, une vigilante, un voleur apeuré, un dieu-tomate, de riches épicuriens et d'autres plus étonnants encore sont les personnages volontaires ou non de ces moments d'histoire du Tibbar Occidental. L'auteur nous fait découvrir à travers ces chroniques un monde où règne la Basse et la Haute Magie, un monde que parcourent des êtres et des créatures étonnants, un monde rempli de dangers inattendus et souvent fatals.


La créativité de l'auteur est foisonnante et les récits sont enrichis de documents en tout genre, les inévitables cartes, mais aussi horaires de bus, page d'almanach, diplôme de magie, etc, donnant une certaine consistance au Tibbar. Malheureusement au début, la surabondance d'éléments de fantasy, sans explication outre mesure, noie un peu le lecteur, m'a noyé en tout cas, moi dont l'imagination n'est pas aussi vive et dont la fatigue chronique, abêtissante, m'a sans doute empêché de profiter des jeux de mots et références à leur juste valeur. C'est dommage car les nouvelles sont bien tournées, avec des chutes intéressantes et ce monde, indéniablement riche, gagnerait à être déployé et détaillé plus avant. La lecture est toutefois de plus en plus aisée, un peu comme si on s'habituait à un patois local et les dernières nouvelles m'ont paru d'un abord plus facile et le monde décrit de plus en plus intéressant.


Un ouvrage intéressant en tout cas, de par son originalité, tant au niveau du fond qu'au niveau de la forme, un genre dans le genre pourrait-on dire. A découvrir.

Repost 0
Published by La Poof - dans Côté bouquins
commenter cet article
13 novembre 2010 6 13 /11 /novembre /2010 22:10

 

Mon neveu, premier du nom, tout petit garçon du pays du soleil levant, est tombé en admiration devant une crevette et un crabe.


えび  海老 ebi

crevette

かに kani crabe


 

 

 

 

Avec en prime LA vidéo à l'origine de cette subite passion. 

 Ce ne sont peut-être pas les premiers mots à connaître mais, avec ça, je suis sûre de ne plus jamais les oublier.


 

Repost 0
9 novembre 2010 2 09 /11 /novembre /2010 17:14

La maison penchée80% du temps c'est le visuel qui me fait ou non prendre un livre en rayon : couverture, format, illustration, type de reliure ... La présentation visuelle d'une oeuvre est ce qui me décide à le prendre en main, l'ouvrir, le feuilleter, lire quelques passages, tout acte nécessaire avant l'achat, du moins la plupart du temps.  Le tout dernier qui a attiré ainsi mon regard est La maison penchée, aux éditions Milan. 

Un format, pas tout à fait conventionnel, une couverture cartonnée, rare pour les romans aujourd'hui, un dos recouvert de tissus, un graphisme de couverture dans des tons gris-bleu-vert d'eau inhabituels... Hmmm voilà une édition qui a été particulièrement travaillée, se dit La Poof au coin du rayon.

Curieuse, je l'ai extrait des livres de poche qui tentaient de le retenir et à l'intérieur, outre une qualité de papier exceptionnelle (au sens qualitatif du terme, bonne mais surtout peu courante), j'y ai découvert une écriture que je qualifierais de "conteur", j'ai du mal à trouver mieux, toute en rythme et poésie, à la fois cruelle et douce, tantôt poignante et tantôt hilarante...

... Et j'ai instantanément reconnu La maison penchée pour ce qu'il est : un livre à lire à voix haute le soir à mes pépettes.

C'est la première fois que je me lance dans une aventure aussi longue, il fait tout de même plus de 300 pages, mais une myriade de chapitres très courts, 4 à 5 pages maximum, le plus souvent 1 à 2, et l'entrelacement de trois histoires croisées permettent de découper la lecture à l'envie.

Une histoire empreinte de magie, dans les forêts humides du bayou, sous l'oeil attentif des arbres centenaires. Une histoire d'amour, de trahison, de cruauté, d'amertume et de vengeance. Une histoire de chats et de vieux chien, d'alligator-roi, de braconnier, de lamie, d'une fille plus belle que le jour et de son amour...

Vraiment un très beau conte, servi par une écriture riche et forte. 

Le truc, c'est que pour assurer une lecture un minimum attrayante, c'est un sacré challenge.


Repost 0
28 octobre 2010 4 28 /10 /octobre /2010 19:09

Porteurs-d-ombres.jpgJe suis fière comme une Poof. 


Mon petit frère, Ghislain, seul et unique représentant du genre, sort le mois prochain sa première BD. 


L'aventure a commencé il y a deux ans, en juillet 2008, lors de son expo "Grain de Beauté", exposition qui avait connu un tel succès qu'elle avait été reconduite en septembre. Deux éditrices de Diantre, en visite à l'Issue Gallery, lui avaient alors proposé de travailler avec un de leurs auteurs, Jakuta. 


Graphiste éclectique, Ghislain Garlin expose régulièrement sur Paris. Vous l'avez peut-être croisé à la librairie L'Echappée Belle en juillet dernier. Il travaille également sur des commandes de création ou de retouche numérique. J'ai surtout retenu le clip de Dionysos, La mécanique du coeur, et la bande promotionnelle de la DartyBox, celle qu'on voyait dans tous les magasins l'automne dernier.


Porteurs-d-ombres---Verso.jpgJakuta Alikavazovic, quant à elle, est l'auteur de trois romans édités aux éditions de l'Olivier. Elle a notamment été lauréate de la bourse de l'écrivain Lagardère en 2007 et du prix Goncourt du premier roman en 2008 avec Corps Volubils.

 

Les Porteurs d'Ombres sortira fin novembre, et non pas fin octobre comme prévu à l'origine. Si le retard est involontaire, il semblerait que ce soit mieux pour les salons de l'année prochaine, les millésimes étant comptés de novembre à novembre. Il sera présenté à Angoulême, bien sûr, avec une présentation originale puisque certains ouvrages, en série (très) limitée, auront une couverture vierge qui sera illustrée en direct par Ghislain.

 

En attendant l'évènement, vous pouvez faire un tour sur Patapastèque et Ghislain Drawing.

Repost 0
Published by La Poof - dans Côté bulles
commenter cet article
22 octobre 2010 5 22 /10 /octobre /2010 18:59

cuisine-magique-des-fees-et-des-sorcieres.jpgEnfin ! Je viens de recevoir ce livre que j'ai longtemps cherché ! Je l'ai croisé pour la première fois dans un endroit inattendu : les toilettes d'un bon petit restaurant d'Antibes. Une rencontre que je n'ai pu oublier, du coup. Il arrive à point nommé pour la saison.


Au milieu de récits et contes du pays des fées et des sorcières, ce livre propose moult recettes pas comme les autres pour préparer banquets et sabbats tout au long de l'année qui, comme chaque lutin ou farfadet le sait, commence à l'équinoxe de printemps.


Certains ingrédients seront sans doute difficiles à se procurer, mais moyennant un peu de courage et d'obstination, on pourra déguster des Figues des Nains du Verger Rôties à la Crème, les Boudins Blancs de la Sorcière Trottevieille, ou encore un Tian de Pissenlits à la Cendrillon accompagnés de du Sirop de Pétales de Coquelicot du Petit Chaperon Rouge ou de Champagne de Violettes de Merlin et Viviane...


Pour Halloween, on essayera la Soupe de Potiron de la Fée Carabosse, la Tourte de Courge du Château de la Belle et de la Bête, avec pour finir un Crumble Démoniaque au Potimarron.


Un vrai livre de recettes à ne pas prendre au pied de la lettre, sous peine de trouver dans son assiette du lézard ou du hérisson agrémentés de pattes d'araignée, mais qui propose d'utiliser des ingrédients peu courants comme le pissenlit ou les pétales de coquelicot et de violettes.

Repost 0
Published by La Poof - dans Côté bouquins
commenter cet article
20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 10:19

Masse_critique_litt_im.jpgOu quand un réseau social de lecteurs, libraires et bibliothécaires propose à ses adhérents un évènement sortant de l'ordinaire.


Je vous en ai brièvement parlé déjà, Babelio, en collaboration avec de nombreux éditeurs, organise régulièrement depuis fin 2007, soit quelques mois à peine après sa création en août 2007, une opération attendue avec impatience par les anciens du site j'en suis sûre.


Mais replaçons le contexte. Il y a moins d'un mois, j'ai découvert ce site en cherchant comment rentrer mes livres dans une base. Pourquoi faire une chose pareille, me direz-vous ? Et bien parce que mes collégiennes de filles avaient besoin de quelques bouquins que je n'étais plus sûre d'avoir ou non. L'inventaire s'imposait. J'ai déjà une base sur BDGest, excellent logiciel au passage, et comme pour lui je voulais profiter d'une base existante pour m'appuyer dessus. Pas folle. J'ai beaucoup de livres, vraiment beaucoup. Si j'avais dû tous les rentrer un par un, j'en aurais eu pour 6 mois au moins. Il y avait bien quelques softs en freeware qui récupéraient les infos sur Amazon ou autre, mais ça ne collait pas.


J'ai finalement choisi Babelio, cette « auberge espagnole où les auteurs sont entassés comme dans un  autobus ». J'aime beaucoup l'image, assez réaliste au final, même si elle vient des détracteurs de la première heure. Le site ne me permettait pas de rentrer toutes les infos que je voulais mais il fournissait une bonne assise, avec en prime une ergonomie sympa et rapide. Et puis, au final, quel était mon but ? Avoir une base précise de type collection comme pour mes BDs ou seulement une image à peu près réaliste des livres à la maison ? Dans le pire des cas, je pourrai toujours repartir de l'export CSV pour créer ma propre base.


Voilà comment j'en suis venue à adhérer à Babelio fin septembre. Quelques jours plus tard à peine, j'ai reçu mon premier mail du site, mail qui a bien failli passer directement dans la corbeille, je déteste les sites qui viennent polluer ma boîte sans arrêt (dixit La Poof acariâtre) C'était le premier que je recevais, j'ai regardé par acquis de conscience. Bien m'en a pris ! J'aurais raté l'annonce du tout dernier Masse Critique !


Mais qu'est-ce donc que ce Masse Critique ?


Un évènement proposé par les fondateurs de Babelio, Pierre, Guillaume et Vassil, respectivement Petit Ours, Moyen Ours et Grand Ours, on a des preuves, ils reçoivent des pots de miel en provenance du Cabanon, et qui permet aux adhérents de recevoir un livre en échange d'une critique. Le contrat est simple et Ô combien alléchant pour les blogueurs fous shootés aux histoires en tout genre et autres sniffeurs d'encre. Bien joué de la part des Trois Ours.

Petites questions à Petit Ours

D'où vient cette idée au départ ?
L'idée est simple : les éditeurs et leurs lecteurs n'ont que très peu d'occasions d'échanger entre eux. Avec l'intermédiaire de Babelio, les éditeurs peuvent s'adresser directement à près de 20 000 lecteurs chroniqueurs pour leur demander leur avis sur leurs titres et pour se faire connaître.
Est-ce que c'est difficile de trouver des éditeurs qui marchent pour ce type de challenge ?

 

Oui et non : les éditeurs nous font de plus en plus confiance car les membres de Babelio participant à Masse Critique sont de qualité et car ils publient des critiques construites, qu'elles soient positives ou négatives. Par ailleurs nous permettons désormais à toutes les communautés de participer : blogueurs ou pas, présents sur d'autres forums ou pas, tant qu'ils aiment lire et écrire une critique...

Le Masse Critique des Littératures de l'imaginaire, dernier en date, en est la 12ième édition. Il propose un peu plus de 50 titres (51 exactement) fournis gracieusement par une douzaine d'éditeurs. Celui de la rentrée littéraire 2010 comprenait quant à lui 121 titres de 43 maisons d'édition pour 570 livres en jeu. Pas mal.

Sur l'ensemble, Masse Critique aura permis à ses lecteurs de recevoir près de 3000 livres, soit environ 1000 titres différents découverts grâce à la participation d'une soixantaine d'éditeurs de tous horizons, Le seuil, Editis, Grasset, Belfond, First, Gallimard, Griffes d'encre, Bragelonne, La volte, XO, Points, Calmann Levy, 10-18, Perrin, Des femmes, Albin Michel, etc.

 

Et là, vous vous dîtes : « Y a un truc, c'est pas possible. Ils doivent proposer seulement les fonds de tiroirs. »

Et bien non, détrompez-vous. Les éditeurs jouent le jeu et un bon nombre des titres proposés font partie des dernières sorties, parfois même certains sont primés. Pour exemple, Des nouvelles du Tibbar est sorti en mai 2010, un heureux va recevoir le deuxième tome de La Fraternité du Panca de Pierre Bordage et un autre Le Guet d'Ankh Morpork, deuxième compilation des Annales du Disque-Monde de Terry Pratchett, pas des nouveautés, certes, mais quels auteurs !

Mais j'ai gardé le meilleur pour la fin, pour ceux qui auront eu le courage d'aller au bout de cet interminable article. Depuis la première édition, Masse Critique a connu également deux sessions Québec en plus de celle des Littératures de l'imaginaire. Et devinez quoi (c'est un scoop!) : la prochaine session à thème pourrait être celle de la BD ! Alors avis aux amateurs ! 


Repost 0
17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 12:21

Baccano !Voici un anime de grande qualité qui vous entraîne à un rythme endiablé dans l'Amérique des années 30, en pleine prohibition.


Baccano! comprend 13 épisodes, plus 3 OAV. Il a été réalisé par Takahiro Omoriproduit par Brain's Base, et diffusé au Japon en 2007. Il constitue l'adaptation d'une série éponyme de romans de Ryohgo Narita.

 

Voleurs à la petite semaine, mafieux au grand coeur, chef de gang trouillard, assassins en tout genre et j'en passe, vont se croiser, s'entrecroiser et tisser une histoire haletante, enjouée mais sanglante, mâtinée d'une ambiance de folie douce, le tout sur fond de fantastique.


Liens entre les personnagesJ'ai adoré. La musique, les combats, le graphisme, les personnages, l'ambiance, le scénario exceptionnellement bien ficelé sur un développement assez court... Tout. 


Baccano! est un petit bijou selon mon coeur.


L'intrigue se déroule de façon simultanée sur plusieurs histoires, dont trois principales déjà assez complètes et complexes en elles-mêmes, qui s'entremêlent en permanence dans d'incessants feed-back, pour converger en tourbillonnant vers le point d'orgue : l'incident du Flying Pussyfoot, le célèbre train transcontinental. Chacune de ces trames implique un grand nombre de personnages qu'on retrouve, chacun, dans plusieurs d'entre elles, et plus particulièrement Isaac et Miria, qui servent de fil conducteur, étant les seuls à les traverser toutes ou presque. 


Cela donne une construction complexe, parfaitement maîtrisée en l'occurrence, qui revient sans cesse sur elle-même.

Baccano!Sincèrement, les premiers épisodes sont au mieux déroutants, plus sûrement incompréhensibles. Et puis, petit à petit, les éléments prennent place, la scène dans son ensemble prend du sens et là ... c'est du bonheur.


Vous l'aurez compris, le scénario est assurément un point fort de cet anime. Mais le graphisme, très réaliste, superbe, n'est pas en reste et s'inscrit parfaitement dans l'ambiance de l'époque, parfois lumineuse, parfois sombre. L'alternance des angles de prise de vue rajoute à la dynamique de l'ensemble. Les scènes d'action, souvent brèves, restent sobres, sans surenchère malgré le côté fantistique de l'oeuvre. Et on peut noter également que chaque retour sur une scène se fait sous un point de vue différent, propre au personnage suivi à un instant donné. On ne voit pas deux fois la même image, ce qui n'est pas toujours vrai dans les animes.

Baccano! PersonnagesLa musique jazzy, très New Orleans avec ses cuivres, apporte un rythme très enlevé et ancre dans l'ambiance du début du siècle. Elle colle parfaitement avec la folie douce et la joie de vivre qui se dégage de Baccano!.


Du côté du cara-design, s'il y a de nombreux personnages pour un anime aussi court, aucun ne se démarque vraiment et peut être qualifié de "personnage principal". Malgré tout, on ne s'y perd pas. Il faut dire que chacun a une personnalité bien brossée et une identité visuelle marquée. Du voleur doux-dingue à l'assassin psychopathe, en passant par les mafieux en tout genre et les gamins névrosés, on a affaire à un panel étendu et varié de caractères bien distincts les uns des autres, chacun attachant à sa manière.


Franchement, on est loin des séries japonaises habituelles basées sur des shōnen (manga pour ado garçon) ou des shōjo (manga pour ado fille). Baccano! est une série qui séduira les amateurs de films d'action au scénario un peu travaillé comme Usual suspect, Les infiltrés ou encore Fight Club. Elle n'est pas adaptée aux enfants (personnellement, je la refuse encore à ma grande qui a maintenant 13 ans), certaines scènes étant assez gores, même si les habitués des films d'horreur trouveront sans doute tout ça gentillet.

OAVEnfin, les trois OAV permettent de boucler le devenir des protagonistes restés en suspens. Ils forment en cela une sorte d'épilogue très agréable à regarder.


Voilà.


Si vous voulez en savoir plus, je vous suggère d'aller voir l'excellent article sur wikipedia APRES avoir vu l'anime. Ce serait dommage de perdre l'effet de surprise.

Site officiel en japonais ici.

 

 


 

 

Repost 0
Published by La Poof - dans Côté animes
commenter cet article