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challengeabccritiques1

A.B-D-K-

Liste D'articles

  • Fate Stay Night - Unlimited Blade Works
    Mais que fait LaPoof ? Voici un mois, voire plus, que je n'ai donné aucun signe de vie. C'est que je suis tombée dans un piège chronophage, quoique volontairement il faut bien l'avouer. J'ai mis le pied, les mains, les deux neurones qu'il me reste dans...
  • Aube
    暁 akatsuki, l'aube On'yomi : キョウ, ギョウ / kiu, giu Kun'yomi : あかつき / akatsuki 12 traits Niveau 7e année (collège) Radical 72 日 Ce kanji fait partie des kanjis traditionnels tolérés dans les noms et, dans ce cas, peut se lire あき[aki] ou encore あきら[akira]...
  • De la mondialisation et de ses difficultés inattendues
    Parfois, on rencontre des difficultés inattendues. Il y a deux ans je déménageais à Maurice, zone Afrique donc EMEA, ça a son importance . N'ayant pas amené avec moi la totalité de mon barda et ayant désespérément besoin d'imprimer, j'ai fini par acheter...
  • Le père ... No!
    Une toute petite BD un brin irrévérenscieuse mais de circonstance aujourd'hui avec Le père... No! Découvrez l'envers du décors ! Prenez en compte les sentiments de ce forçat de la fête organisée et plaignez-le, vraiment, le petit père ne rêve que de dire...
  • L'eau
    水 mizu, l'eau On'yomi : スイ / Sui Kun'yomi : みず / Mizu Je déroule mon fil avec aujourd'hui le kanji de l'eau, plus facile que la pluie avec ses quatre traits. Comme celui de la pluie, il fait partie des 80 kanjis à apprendre en première année de primaire...
  • Okko
    Okko est une BD d'aventure dont l'action se situe dans un Japon médiéval légèrement saupoudré de fantastique avec quelques démons et divinités plus ou moins conciliantes . L e style samouraï est repris ici sans son vernis romanesque, un peu comme dans...
  • La pluie
    雨 Ame, la pluie On'yomi : ウ / U Kun'yomi : あま / Ama ou あめ / Ame Un kanji de circonstance aujourd'hui où de brèves ondées viennent rafraîchir l'air. On le retrouve dans tout un tas de concepts mettant en cause la pluie, comme bruine, nuages de pluie, ouragan,...
  • Question de look
    Je m'exaspère moi-même. Le look de ce blog ne me convient pas. Le design qu'il avait depuis sa création ou presque a fini par me lasser. Malgré les nombreux style proposés par over-blog, rien ne me convient tout à fait. Je vais devoir mettre le nez CSS...
  • Le sourire du clown
    Une série en trois tomes finie qui met en scène la vie d'une cité, ses habitants, ses espoirs, sa violence, son amertume, ses rires, son curé, ses imams, le tout sur fond d'enquête autour d'un meurtre, celui de Groko, simple clown qui rêvait de changer...
  • Nabi
    Non, je ne vais pas vous parler du mouvement artistique éponyme, mais vous emmène faire un petit détour du côté du manhwa, le manga coréen, avec un titre au graphisme époustouflant. C'est ce dernier qui m'avait fait choisir cet ouvrage au milieu des autres...
3 décembre 2010 5 03 /12 /décembre /2010 09:49

Le Puits des âmesNon, je ne vais pas vous parler de jeux vidéo, bien que ce nom soit associé à de nombreux sorts ou quêtes dans ceux-ci.

Le puits des âmes est ici un petit roman de littérature jeunesse sur lequel je suis tombée par hasard. Le format inhabituel de sa couverture, en paysage au lieu du format portrait standard, et un titre plutôt bien trouvé étaient prometteurs.

Malheureusement, le contenu n'a pas été à la hauteur de mes attentes tant au niveau du fond qu'au niveau de la forme et si je regarde bien c'est assez étonnant.

Pourquoi ? Et bien... hmmm...

Le récit, de type fantasy, s'articule en deux parties, une quête suivie d'un récit de guerre épique. L'idée de départ est que tout ne s'arrange pas comme par magie à la fin de la quête. C'est plutôt novateur. Le personnage central fait face à des situations où le merveilleux cède le pas à l'horreur d'une guerre sans merci. Il gagne petit à petit un côté anti-héros assez marqué, glissant inexorablement du côté sombre, presque aussi implacable que ses opposants, pour finalement réaliser qu'il était manipulé par les êtres "bénéfiques" sensés l'aider, ce qui était là aussi intéressant.

Oui... Sauf que pour le coup, les quelques 500 pages n'y suffisent pas, d'autant plus que la police de caractère est assez lâche avec des interlignes importantes. Le texte n'est pas si long qu'il en a l'air et ni la quête, ni les combats, ni les caractères ne sont vraiment développés ou étoffés. Le monde n'est dépeint que dans les grandes lignes. Les rebondissements s'enchaînent comme jetés là, à la va-vite, sans liant véritable. La fin est bâclée, elle arrive comme un cheveu sur la soupe avec un revirement de dernière minute qui, loin de sauver l'oeuvre, la coule définitivement et la philosophie qui en découle... bah je dois pas avoir compris où l'auteur, Christian Léourier, voulait en venir je pense.

Dommage. Il y avait pas mal d'ingrédient pour faire un bon roman, un très bon mêmeJe suis comme qui dirait déçue d'être déçue.


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2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 08:00

Le Champ De L'arc-en-cielCe manga est typique des bouquins qu'on trouvait avant dans les îles : des livres qui ont été commandés à leur sortie et qui sont restés en rayon pendant des mois, voire des années, pour des raisons diverses où la qualité intrinsèque de l'oeuvre n'a pas grand chose à voir, et qui vont finir par se faire acheter longtemps après, alors qu'ils ne sont parfois plus disponibles nulle part. 

J'ai eu ici la chance de tomber sur une perle.

 

Le champ de l'arc-en-ciel est un one shot relativement inclassable. Il retrace l'histoire de personnages marqués par la vie, dans un contexte hyper réaliste et contemporain, et dans une ambiance à la fois très sombre, avec meurtres, disparitions, agressions, et très onirique, à la limite du fantastique parfois.

 

Des Jumeaux. Des milliers de papillons. Un élève tombe du toit de l'école. Un jeune homme discute avec un vieillard sur la terrasse de l'hôpital. Un autre se prépare à aller au travail. Une femme, partie depuis des années, est retrouvée morte dans un tunnel. Les enfants du primaire, effrayés par une légende urbaine, poussent une camarade dans un puits. Suzuki arrive dans sa nouvelle école.

 

Pan ! dans la gueule !L'intrigue, très construite, se développe en parallèle sur deux époques éloignées d'une dizaine d'années et pour une dizaine de personnages. On est souvent à la limite entre réalité et voyage intérieur, ce qui rend le tout parfois déroutant. Mais si on se laisse porter, le développement nous amène à découvrir petit à petit un tableau où les acteurs ressentent tour à tour un panel de sentiments cruels, désespérés, impuissants, violents à l'image de leur vie.

La violence, physique ou orale, dans sa banalité la plus sordide, est d'ailleurs omniprésente dans ce manga, ce qui lui a sans doute value son étiquette "pour public averti". Le tout laisse une impression de noirceur et de mystère teintés d'incohérence, comme un mauvais rêve au goût de réalité, à moins que ce ne soit l'inverse.


"Jadis, le philosophe Zhuangzi fit un rêve. Il rêva qu'il était un beau papillon. Le papillon vola ça et là, puis il s'endormit épuisé... Le papillon fit un rêve lui aussi. Il rêva qu'il était Zhuangzi. Lorsque Zhuangzi se réveilla, il ne savait plus si c'était lui qui avait rêvé du papillon, ou le papillon qui avait rêvé de lui."

 

Rêve de papillonSi la parabole est mondialement connue, elle était inévitable ici, dans cette histoire empreinte d'une réflexion sur le sens de l'existence et l'incertitude de la réalité, une histoire, qui plus est, parsemée de papillons dont le rôle n'est pas si anodin. Et puis elle est à l'image de l'intrigue qui s'enroule sur elle-même.

 

Personnellement, j'aime beaucoup ce type de constructions complexes, pleines de mystère et de non-dit, une construction magnifiquement servie ici par le graphisme hyper réaliste et reconnaissable entre mille de Inio Asano dont les images se suffisent souvent à elle-même. Ceci dit, ce manga pourrait perdre en route les lecteurs moins attentifs ou trop fatigués (comme certains petits jeunes de ma connaissance qui se reconnaîtrons) d'autant que l'ambiance sombre et globalement pessimiste qui s'en dégage pourrait déplaire.

Mais ce serait dommage car cette BD est pour moi vraiment intéressante, dans une édition très soignée avec sa jaquette noire sur une couverture représentant une nuée de papillons blancs sur fond rose vif. Il fallait oser, mais le rendu est intéressant.

Si vous souhaitez en savoir plus sur les personnages et les thèmes développés, je vous invite à lire l'excellente critique que j'ai trouvée ici.

Juste pour dire je trouve que Suzuki, dans la dernière planche, ressemble un peu à Asano, pas vous ?

 


 

Challenge ABC critiques

A comme Asano

 


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1 décembre 2010 3 01 /12 /décembre /2010 07:18

Challenge ABC critiquesBabelio (encore eux !) organise régulièrement plein de mini-challenges, dont celui-ci : faire la critique de 26 oeuvres dont les auteurs ont des noms qui commencent chacun par une lettre de l'alphabet différente.

Pour corser la chose, parce que ça m'intéresse plus et que c'est plus rapide à lire également, j'ai décidé, comme quelques autres avant moi, d'axer sur la BD uniquement.

 

Voici ma liste (provisoire, vous noterez qu'il me manque 2 auteurs)


Asano, Inio (Scénariste / Dessinateur) – Le champ de l'arc en ciel 
Brunschwig, Luc (Scénariste) – Le sourire du clown 
Corbeyran, Eric (Scénariste) – Le régulateur 
Debois, François (Scénariste) – Ash
Endo, Tatsuya (Scénariste / Dessinateur) – Tista 
Fujisawa, Tôru (Scénariste / Dessinateur) – Kamen Teacher 
Gloris, Thierry (Scénariste) – Le Codex Angélique 
Hub (Scénariste / Dessinateur) - Okko 
Ippei, Tamaki (Scénariste / Dessinateur) - Azamaru 
Jee-Yun (Scénariste) – La danseuse du temps 
Kim, Yeon Joo (Scénariste / Dessinateur) – Nabi
Lebeault, Fabrice (Scénariste / Dessinateur) – Horologiom 
McFarlane, Todd (Scénariste) – Spawn 

Ono, Fuyumi (Scénariste) – Shi ki 
Pécau, Jean-Pierre (Scénariste) – Zentak / Little blade 
Quet, Christophe (Dessinateur) – Travis 
Rossi, Christian (Dessinateur) – W.E.S.T. 
Sente, Yves (Scénariste) – La vengeance du comte Starbek 
Tome, Philippe (Scénariste) – Berceuse Assassine 
Urasawa, Naoki (Scénariste) – Pluto 
Venditti, Robert (Scénariste) - Clones 
Watsuki, Nobuhiro (Scénariste / Dessinateur) – Kenshin le vagabond 

Yoshinaga, Fumi (Scénariste / Dessinateur) – Le pavillon des hommes 
Zhang, Xiao yu (Scénariste / Dessinateur) - L'envol

J'étais tentée de reprendre des critiques déjà faites (fainéante que je suis), mais bon, c'est plus sympa, si ce sont de nouvelles. C'est assez représentatif de ce qui m'attire en ce moment. Ceci dit, 
si j'arrive au bout des critiques, ce sera beau.

Il me reste à choisir deux auteurs. En N, j'avais Julien Neel, mais j'ai déjà fait la critique de Lou ! et le seul représentant de ma BDthèque en X est Philippe Xavier, qui avait déjà été choisi par plusieurs autres personnes...  J'ai commencé par Ash, posté hier.

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30 novembre 2010 2 30 /11 /novembre /2010 17:23

AshLittéralement : le serpent séducteur (ou corrupteur) des hommes, référence on ne peut plus claire au mythe de Satan, souvent surnommé ainsi. Ash verse dans la théologie, donc, et revisite le mythe de Faust dans une version à la fois humaniste, romantique et fantastique (au sens littéraire des termes). 

 

Guidé par un moine ivrogne et cupide, Faust atteint le cimetière isolé de Karkonosze. De l'un des tombeaux, il va exhumer, à l'aide de son golem de métal, l'Anguis Seductor Hominum, Ash, dont il espère obtenir, lui qui, malgré sa jeunesse et toute sa science, est un mort en sursis, le secret de la vie éternelle. Malheureusement pour le savant, la demoiselle en s'éveillant n'a aucun souvenir de son passé ni des buts ou évènements qu'elle a pu suivre pour en arriver à être scellée dans ce caveau.

 

Le tracé de Krystel me fait penser à celui de Loisel, en plus épuré, avec une colorisation numérique qui donne une ambiance un peu satinée à l'ensemble, similaire au travail à l'aquarelle je trouve. J'aime assez le rendu. Au niveau du scénario imaginé par François Debois, on a une mise en place des plus intéressantes pour ce premier opus, avec des personnages déjà bien campés et un démarrage dans l'intrigue qui m'a personnellement donné envie de me plonger un peu plus dans les mythes auxquels il fait référence.

 


Challenge ABC critiques

D comme Debois

 


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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 15:03

Juste après avoir posté dessus ici, je viens de me pencher sur plusieurs critique de cet ouvrage et manifestement, il est beaucoup décrié, sans doute autant qu'il est porté aux nues.

 

Que lui reproche-t-on exactement : des personnages trop lisses, trop stéréotypés, trop beaux, une intrigue convenue, plate dont les rebondissements sont souvent éventés, une trop grande part à l'intrigue amoureuse au détriment de l'aspect aventure, des dialogues plats et des idées distillées parfois limites...


Aurais-je raté quelque chose ? Suis-je tellement fleur bleue ? Il ne me semblait pourtant pas.

 

Hmmm. En fait, tout ceci est assez vrai, mais n'est-ce pas inhérent au public visé ? Je ne veux pas dire qu'il faut prendre les ado pour des imbéciles, mais ici, le livre s'adresse à un public vraiment jeune, à partir de 10/12 ans pour peu que le lecteur soit capable d'avaler plus de 500 pages. En conséquence, que le chemin soit balisé est plutôt attendu. En fait, j'ai visualisé ce livre en manga, dans le plus pur style shônen. L'intrigue, les personnages s'y prêtent, particulièrement Kirtash, beau, imperturbable, implacable, ambivalent... Je ne trouve pas tellement préjudiciable que l'histoire soit cousue de fil blanc. En même temps, à force de lire, je finis par ne plus être surprise par grand chose en terme d'intrigue alors si je devais m'arrêter à ça...

 

Que les idées véhiculées soient parfois limites, là encore, c'est assez vrai, mais c'est affaire de goût ou de personnalité et j'ai trouvé ici une idée forte, que je traîne personnellement depuis des années, ce qui n'est pas si courant, du coup, j'ai surtout retenu celle-là, toute surprise que j'étais...

 

En tout cas, vous voilà averti. Ce livre ne conviendra sans doute pas à un lectorat adulte exigeant. 

 

Mais j'ai découvert également une autre facette de cet ouvrage en lisant les critiques. Il a été envoyé en nombre à des blogueurs pour qu'ils en fassent la critique en ligne. Un moyen artificiel de créer le buzz autour d'une sortie. Je ne sais pas si la pratique est répandue, mais ça montre le poids d'internet et des critiques amateurs sur le marché, ou du moins l'attention qui leur est portées par les éditeurs. Le prix payé par ceux-ci pour une comm tout azimut est finalement modique et les blogueurs sont tout heureux de l'opération, même quand ils n'ont pas apprécié le bouquin. C'est toujours sympa d'être choisi et puis ils peuvent le revendre ou le refiler...

Un dédommagement minime certes, mais qu'il serait amusant de voir se généraliser. Je ne connaissais qu'un exemple de blogueuse à qui on fournissait de quoi décortiquer/causer gracieusement des produits hight-tech, comment s'appelait son site déjà ? Zut le nom m'échappe...

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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 09:24

Idhun - La résistanceEncore un livre à la présentation soignée, avec sa jaquette trouée sur une couverture argentée. Il faut croire que c'est ce qui m'attire en ce moment.


Idhun.

 

(petit extrait de conversation entre mon homme et moi)

- Qu'est-ce que c'est ?

- Idhun

- hiden ? caché ?

 

Je ne sais pas comment l'auteur, Laura Gallego Garcia, espagnole, prononce ce titre, mais ma fille première du nom et moi avons eu tendance à le prononcer "hiden", qui signifie caché en anglais (mais vous le saviez tous). Et, à bien y réfléchir, ça lui convient plutôt bien. 

 

Un monde caché, des magiciens fuyant ce monde et se terrant dans le notre, des enfants poursuivis qu'on tente désespérément de soustraire à leur assassin, une base secrète nichée dans l'entre-deux monde, des êtres fabuleux, gardiens du monde caché, qu'il faut retrouver à tout prix, des sentiments inavouables, des personnalités dont la quintescence ne sera que tardivement dévoilée... Idhun est affaire de secret.

 

C'est peut-être pour cela qu'il fait partie de ces livres qu'on a du mal à lâcher avant de les avoir finis. Il est excessivement prenant et j'attends avec impatience la sortie du deuxième tome prévue pour début janvier. 


Un roman jeunesse ? Oui certes, un bon roman, entre thriller et fantastique, pour jeunes... Et puis l'auteur a rajouté une thématique un peu tabou d'autant plus intéressante qu'elle s'adresse ici à des adolescents, un triangle amoureux à la Jules et Jim. Je me demande pour le coup si l'issue en sera aussi dramatique ou si elle osera inventer une nouvelle forme de relations... Bon c'est peu probable, mais on ne sait jamais...

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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 10:07

Coeur d'encreSi je m'étais arrêtée à l'aspect extérieur de la version que j'ai trouvé dans la librairie du coin, je n'aurais jamais acheté Coeur d'Encre. La couverture est positivement atroce, enfin selon moi en tout cas. Ce n'est pas une question de style, je le trouve plutôt adapté au contenu du roman, mais plutôt de dessin lui-même. En plus, le carton de la couverture est extrêmement fin et le tout laisse une impression de mauvaise qualité qui ne donne vraiment pas envie. Pour un ouvrage qui parle avec amour des reliures anciennes et qualifie les livres de poche de livres en pyjama, c'est complètement déplacé. A se demander si les équipes marketing ont lu le livre ou en ont même seulement entendu parlé... Enfin, heureusement que le titre rattrape un peu tout ça, sinon, jamais je n'aurais eu le plaisir de lire ce roman.


Coeur d'encre est connu pour avoir été adapté au cinéma. Le film est sorti il y a un peu moins de deux ans, en janvier 2009. Le roman quant à lui date de 2003 dans sa version d'origine. Son auteur, Cornelia Funke, est allemande. Voilà pour le contexte.

 

Il fait partie de ces romans qui parlent de livres. Tout est axé autour du livre, de la lecture et de l'imaginaire dans une sorte de mise en abîme amusante. L'auteur y cite de nombreux romans jeunesses connus et force m'est d'ailleurs de constater que ma culture n'est pas aussi étendue que je le croyais. Elle y aborde en outre quelques thématiques rigolotes et inusités : les attentes et les aspirations du lecteur face à une histoire qu'il espère forte en émotions et riche en péripéties, la volonté, les goûts et les petits plaisirs de l'auteur qui s'amuse souvent plus à créer des personnages de méchant très méchant, et bien sûr les problématiques des personnages qui, quant à eux, voudraient bien être un peu moins malmenés et aimeraient parfois pouvoir changer d'histoire. Je vous rassure, c'est assez light comme réflexions, mais c'est souvent assez jouissif.

 

Mais Coeur d'encre, d'abord et avant tout, est un roman d'aventure fantastique, urban pour ce premier tome. Les personnages de deux mondes vont s'y croiser et on retrouve ici tous les éléments du genre. La trame est plutôt bien pensée et les personnages sont intéressants, mais le tout manque un peu de rythme et on a un peu de mal à entrer dans l'histoire, ce qui est d'autant plus préjudiciable que les tomes sont épais, ce qui peut décourager. Mais ce serait dommage de s'arrêter à ça. Il fait partie pour moi des "livres saucissons", ceux que je lis au compte goutte dans mes (nombreux) moments d'attente, dans la voiture devant le collège ou l'école, chez le médecin ou assimilé, devant les cours de tennis où s'entraîne ma fille troisième du nom..., et il est, malgré tout, plutôt bien passé.

 


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25 novembre 2010 4 25 /11 /novembre /2010 13:26

A un mois de l'arrivée du vieux barbu, voici un petit thème de saison pour mettre dans l'ambiance.

 

 

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25 novembre 2010 4 25 /11 /novembre /2010 09:33

Darker Than BlackDarker than black - Kuro no keiyakusha (Saison 1) : 25 épisodes de 25 min

Darker than black - Ryuusei no Gemini (Saison 2) : 12 épisodes de 25 min

Darker than black - Gaiden (OAV) : 4 épisodes de 25 min


Darker than Black est une bonne série qui se situe à la frontière entre la série d'action et de SF.

 

Dans un monde où sont apparus des "portes", certains individus se retrouvent investis de pouvoirs. En contrepartie, ils perdent leur humanité à des degrés divers, les plus atteints étant les medium qui deviennent de véritables "poupées" obéissantes. Ces hommes et femmes doivent impérativement se soumettre à un rituel après chaque utilisation de leur pouvoir. En réalité, ils ne peuvent sans doute physiquement pas y déroger et ne souhaitent surtout pas essayer. Chacun des contrats est très variable, parfois anodin, parfois difficile et douloureux, toujours absurde et c'est déjà l'un des intérêts de la série. Mais si celle-ci se limitait à une présentation de pouvoir/contrat, elle serait assez plate et ennuyeuse. Profitant de leur déshumanisation autant que de leur pouvoir, différentes organisations gouvernementale ou clandestine utilisent les "pactisants" comme homme de main. S'en suit une intrigue haletante où l'on découvre petit à petit les tenants et les aboutissants.


Darker than Black - Saison 1 .jpgLa saison 1 se suffit à elle-même. Elle manque parfois de construction, entendre par là que je pense que le scénario aurait pu être moins syncopé, moins s'égarer dans les sous histoires pour étoffer plus l'intrigue principale, d'autant qu'il y avait matière à approfondir. Elle est cependant très intéressante et se termine en laissant la possibilité à une suite. J'ai beaucoup aimé l'ambiance qui s'en dégage et le cara-design des personnages principaux.


Voici 10 ans que la Hell's gate est apparue à Tokyo. Depuis, les autorités se démènent pour cacher à la population l'existence des pactisants, ces êtres dotés de pouvoirs surnaturels ayant perdus toute capacité émotionnelle. Peu habitants réalisent que le ciel au dessus d'eux a été modifié et que les étoiles qui le composent sont chacune directement liées à un pactisant. La plupart de ceux-ci sont devenus d'impitoyables espions et assassins et une étoile en particulier fait l'objet de l'attention de la police spéciale : BK201.

 


Darker than BlackLa saison 2 repart dans un schéma radicalement différent. Je l'ai personnellement moins appréciée, sans doute à cause des redîtes récurrentes pour l'utilisation du pouvoir de l'un des personnages. Cette façon de repasser toujours les mêmes images pour bien nous signaler "attention je vais utiliser toute ma puissance" m'exaspère au plus haut point. C'est complètement dépassé et je suis surprise que certaines séries l'utilisent encore. C'était très malvenus ici, d'autant que la première saison n'était pas du tout dans ce style.



Darker than Black OAVLes OAV, quant à eux, se situent chronologiquement entre la saison 1 et la saison 2 bien qu'ils soient sortis après, en 2010. Ces quatre épisodes font le liant entre les deux saisons, une explication bienvenue quand on voit l'état dans lequel on retrouve certains personnages en deuxième partie.

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Published by La Poof - dans Côté animes
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23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 16:37

2 expressosUn joli roman graphique que nous offre là Kan Takahama sur fond de troquet miteux dans un bled paumé, tellement paumé que l'arrêt de train a été supprimé. Des tranches de vies qui se recoupent et se croisent de manière inattendue entre un français en pleine crise de la quarantaine, fils de bistrotier parisien, à la recherche de la femme d'une nuit qui a marqué sa vie 17 ans plus tôt et un tenant de "café" local, très amoureux mais désavoué par sa femme qui le considère comme un incapable notoire qui sert un café infect à ses clients.


Un récit très bien amené, à la fois tendre et drôle. Mais c'est la correspondance entre sa génèse, décrite par l'auteur et le résultat final qui m'a peut-être encore plus interpellée.


"Quand Casterman m'a contacté pour faire une oeuvre de "divertissement", j'étais d'abord un peu embêtée. Jusqu'à présent je n'avais jamais travaillé de la sorte. En réfléchissant bien, je me suis rendu compte que pour moi ce qui correspondait à cette catégorie de mangas c'étaient des titres comme Dragon Ball ou Naruto. J'ai alors pensé qu'il fallait que je crée un héros dans le genre rebelle, incapable de s'adapter à la société, arborant une coupe de cheveux avec des mèches qui partent dans tous les sens. Il fallait en plus un second personnage aux cheveux blonds venant de l'étranger, qui, d'abord, lui serait hostile puis deviendrait son ami. Il fallait également une héroïne qui passe tout son temps à se chamailler avec le héros. Et si elle suscitait en plus un sentiment de rivalité entre nos deux protagoniste, ce serait encore mieux... Il fallait par ailleurs qu'ils cherchent un trésor ou une personne. Enfin, il fallait une scène où le héros apprend de son maître sa "botte secrète". C'est ainsi que j'ai fini par créer cette histoire."

 

Vous ne trouvez pas que cette description ressemble plus à celle d'un shônen typique ? En le lisant hors contexte, je n'aurais sans doute pas parié sur le résultat obtenu au final dans 2 expressos. De quoi faire réfléchir sur le concept de "roman graphique" et les processus de création.

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